Le permis de bar du Pub Light suspendu pour avoir toléré le trafic de stupéfiants

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Le Pub Light, dans Limoilou, est situé au 1567, chemin de la Canardière.

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(Québec) Le Pub Light, dans Limoilou, est fermé pour une période de 21 jours en vertu d'une suspension de son permis de bar ordonnée par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ). L'établissement a été le théâtre de trafic de stupéfiants sous le nez de son propriétaire qui, selon la Régie, a fait preuve de laxisme.

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Le Pub Light sera fermé pour une période de 21 jours.

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Exécutant la décision de la RACJ, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a procédé mercredi matin à la mise sous scellé des réfrigérateurs du Pub Light, situé au 1567, chemin de la Canardière. L'endroit sera ainsi fermé jusqu'au 27 mai.

Les autorités suspectaient le bar appartenant à Daniel Péloquin d'abriter des trafiquants de drogue depuis 2010. Une enquête a finalement été déclenchée en mai 2013.

Le SPVQ a usé d'une agente d'infiltration pour démasquer les suspects liés à ce petit réseau de trafic de drogue. À six reprises, la policière en civil s'est rendue dans le bar pour y faire l'achat de sachets de cocaïne ou de comprimés de métamphétamine.

Au fil de ses visites, l'agente d'infiltration a découvert que du personnel du bar était impliqué dans la cellule. La policière a notamment demandé l'aide des serveuses afin d'obtenir «la patente» ou pour parler à quelqu'un qui pourrait s'occuper de «ses affaires».

Ces dernières s'exécutaient et allaient chercher un trafiquant. L'un d'eux vivait à l'étage du bar, dans le même immeuble, et se trouvait donc à être le locataire de Daniel Péloquin. 

Cailloux dans la fenêtre

Il suffisait à l'employée de téléphoner ou de lancer des cailloux vers sa fenêtre pour qu'il se pointe dans le bar. La vente de drogue se déroulait ensuite dans les toilettes des hommes.

Au terme de son opération, le SPVQ a obtenu un mandat de perquisition en décembre 2013. Deux trafiquants, Yvon Asselin - le locataire - et Roger Gagnon, ainsi que deux serveuses, Danys Champagne et Carolanne Tremblay, ont été arrêtés puis accusés de trafic de stupéfiants.

Asselin et Gagnon ont tous deux plaidé coupable aux accusations qui étaient portées contre eux, alors que Carolanne Tremblay a été déclarée coupable par le tribunal. Danys Champagne a pour sa part été trouvée coupable de possession simple mais acquittée du chef de trafic. Elle a d'ailleurs été réembauchée par M. Péloquin il y a quelques mois.

Lors de son arrestation, Yvon Asselin avait déclaré que Daniel Péloquin était au courant de ses activités dans le bar, ce que le propriétaire a nié lors de son audience devant la RACJ en mars dernier.

Ce dernier, qui n'a pas été arrêté, s'en est sorti avec cette suspension de son permis de bar et un sévère sermon de la part de la RACJ. «Le tribunal en conclut que, non seulement il n'y avait pas de mesures efficaces en place, mais que le titulaire a fait preuve d'un laxisme certain tout au long du déroulement des événements survenus entre le 8 août 2013 et le 14 novembre 2013», soit la période sur laquelle se sont étendues les infiltrations.

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