Quatre ans pour un distributeur de cocaïne synthétique

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) Le distributeur d'un réseau de cocaïne synthétique, une drogue aussi rare que nocive, écope d'une lourde peine de quatre ans de pénitencier.

Sébastien Chantal, 38 ans, de Québec, était l'employé de Patrice Genest, la tête de réseau, condamné lui à huit ans de prison pour trafic de méthylènedioxypyrovalérone (MDPV), une drogue de synthèse connue sous le nom de «sels de bain».

Durant plusieurs mois, le réseau a écoulé du MDPV sur les territoires de Québec - avec la bénédiction des Hells Angels -, de la Côte-Nord, du Saguenay et du Nouveau-Brunswick.

À un prix de 400 $ l'once contre 1500 $ l'once pour la cocaïne, le MDPV était une bonne affaire pour les consommateurs. Mais une vraie «calamité» - le mot est du juge Bernard Lemieux -, avec des effets 10 fois plus puissants que la cocaïne et causant d'innombrables troubles de santé.

Acteur de premier plan

S'il n'était pas le patron, Sébastien Chantal était loin d'être du menu fretin, a noté le juge Lemieux. Il recevait chez lui, par le courrier, les comprimés et la drogue en poudre concoctée par le «chimiste» du groupe, Philippe Gauthier, dans un laboratoire de l'Université de Sherbrooke.

Chantal redistribuait ensuite la drogue aux différents vendeurs et devait veiller sur la cache de drogue.

Lorsque le MDPV a été sur le point d'être inscrit parmi les drogues illégales au Canada, Chantal a reçu l'ordre de Patrice Genest d'écouler toute la marchandise invendue, pendant que le chimiste peaufine une nouvelle recette.

C'est ce qu'il fera jusqu'à l'arrestation des membres du réseau, le 9 novembre 2012.

Sébastien Chantal a rapidement collaboré à l'enquête et a plaidé coupable aux accusations de trafic. Il a admis connaître les effets désastreux du produit qu'il vendait, une drogue si forte qu'il fallait couper le comprimé en deux.

En raison de l'extrême nocivité du MDPV et des responsabilités de Sébastien Chantal, le juge Lemieux s'est rendu à la suggestion de la poursuite et a imposé une peine de quatre ans.

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