Québec en alerte: les ondes réquisitionnées lors de sinistres

Le Centre des opérations gouvernementales pourra sous peu... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le Centre des opérations gouvernementales pourra sous peu obliger les réseaux de télévision et les postes de radio à diffuser un message d'alerte lorsqu'un sinistre survient.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le pouvoir de contrôler toutes les ondes radio et télévision québécoises lorsque survient un sinistre afin d'y diffuser un message d'alerte. C'est ce que détiendra sous peu le ministère de la Sécurité publique, grâce à son système Québec en alerte. Un projet ambitieux et ingénieux malgré le faux départ qu'il a connu mardi, alors qu'avait lieu une simulation de gestion de crise devant médias.

Mardi, à 13h58 très précisément, devait se dérouler sous les yeux attentifs des membres des médias la démonstration du nouveau système d'alerte mis sur pied par le Centre des opérations gouvernementales (COG).

Selon la nouvelle procédure, tous les réseaux de télévision - publics et privés - ainsi que tous les postes de radio doivent interrompre leur programmation lorsqu'un signal est envoyé par le Ministère afin de diffuser un message d'alerte au sinistre. 

Au moment de l'exercice de mardi, réalisé dans les locaux du ministère de la Sécurité publique, à Sainte-Foy, seuls CTV et CBC ont semblé réagir au signal, diffusant dans ce cas un message d'alerte précisant qu'il s'agissait d'une simulation.

«Dans la majorité des régions, les citoyens ont vu ou entendu l'alerte», a plus tard précisé la relationniste au ministère de la Sécurité publique, Alexandra Paré. Il n'en demeure pas moins qu'à Québec, l'exercice fut loin du succès escompté.

«Problème de connexion»

Éric Houde, directeur des opérations au COG, parle d'un probable «problème de connexion» entre le Ministère et certaines chaînes télé et radio.

Il s'agit en effet de l'explication la plus plausible, car le système Québec en alerte permet au Ministère d'occuper les ondes désirées - dans une région ciblée ou à l'ensemble de la province - sans avoir à demander l'autorisation des réseaux concernés.

M. Houde ajoute par ailleurs que lorsque le système Québec en alerte sera officiellement lancé, les réseaux de télévision et de radio auront «l'obligation de passer le message d'alerte», sans quoi ils pourraient faire l'objet de sanctions de la part du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes).

Les réseaux devront donc s'assurer d'être en connexion constante avec le ministère de la Sécurité publique.

Une autre simulation devrait avoir lieu sous peu. Éric Houde espère qu'elle sera plus concluante.

Rapide et direct

L'objectif du système Québec en alerte est de pouvoir alerter plus rapidement et plus directement la population lorsqu'un sinistre survient dans leur région.

Le ministère de la Sécurité publique adopte cette nouvelle approche alors que le tiers des Québécois ne ressent pas le besoin de se préparer à un sinistre. Une statistique que déplore la vice-première ministre du Québec et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, présente lors de l'exercice de mardi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer