Accident de chasse: un Gaspésien coupable d'homicide involontaire

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Germain Audet (photo) a été déclaré coupable de l'homicide involontaire de Stéphane Rioux, abattu par fusil lors d'une sortie de chasse le 6 octobre 2012 à Lac-Humqui dans la Matapédia.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Rimouski) «Coupable», a laissé tomber à 11h30 mardi l'un des cinq hommes sur les 12 jurés que composait le jury dans le procès de Germain Audet, accusé d'homicide involontaire. Le crime est survenu le 6 octobre 2012, lors d'une sortie de chasse dans une forêt de Lac-Humqui, dans la Matapédia, alors que Germain Audet a abattu Stéphane Rioux, 40 ans, d'une balle de fusil de calibre 12.

Après plus de 24 heures de délibération, le jury en est venu à ce verdict unanime à l'issue des sept jours de procès qui s'est déroulé au palais de justice de Rimouski. Visiblement nerveux, l'accusé n'a pas bronché en entendant la condamnation, bien que l'expression de son visage réussissait mal à cacher sa tristesse. «Je suis évidemment déçu, a fait savoir son avocat. La justice a été rendue. Mon client et moi-même, on s'incline, mais c'est décevant quand même.»

Me Rodrigue Beauchesne n'en appellera pas de ce jugement. «C'est une question de faits, soutient-il. Les gens ont eu à décider si mon client avait eu une excuse légitime pour agir de façon imprudente. Ils ont décidé que l'excuse n'était pas suffisante et qu'il devait être condamné en conséquence.»

Plusieurs contradictions avaient été soulevées par l'accusé. «Effectivement, il y avait des contradictions, admet son procureur. C'est que, sous le choc, après les événements, il cherchait encore à savoir ce qui s'était passé.» Pour la Couronne, celles-ci ont grandement affecté la crédibilité de l'accusé.

Sans surprise, le procureur de la Couronne était satisfait du jugement. «C'est un verdict auquel on s'attendait, compte tenu que, pour nous, il s'agissait clairement de négligence criminelle», a réagi Me Guy Loisel.

De retour en cour

Germain Audet devra revenir devant le tribunal le 18 août pour les représentations sur la peine. Entre-temps, la Couronne a demandé la confection d'un rapport présentenciel. Celui-ci, qui dressera un portrait de l'individu de 59 ans, guidera la Couronne dans ses recommandations. Germain Audet traîne des antécédents judiciaires relatifs à une infraction pour conduite avec facultés affaiblies et pour voies de fait.

La peine minimale pour homicide involontaire est fixée à quatre ans. La défense déplore cette peine minimale d'incarcération prévue à la loi. «Mon client ne mérite pas le minimum de quatre ans», estime Me Beauchesne.

D'ici à ce qu'il connaisse sa peine, Germain Audet demeure en liberté, sous les mêmes conditions que celles qui lui avaient été ordonnées il y a deux ans et demi. «M. Audet, tout le monde a convenu qu'il n'était pas un bandit, ni quelqu'un de mauvais, soutient son avocat. Il a parfaitement respecté ses conditions jusqu'à maintenant. Il est allé suivre des thérapies qui lui ont permis de cesser complètement sa consommation d'alcool. Il ne représente pas un danger pour personne.»

Parmi les conditions à respecter, il doit demeurer chez sa soeur ou ses deux fils et ne jamais se retrouver seul. Il lui est également interdit de consommer de l'alcool et de posséder une arme à feu.

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