Procès du maire de Baie-Trinité: déclarations sincères ou «tissu de mensonges»?

Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune... (Collaboration spéciale Steeve Paradis)

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Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Québec) Dans le procès du maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, accusé d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel, la cour est devant un cas typique de ce genre de cause: elle devra trancher entre la parole de l'accusé et celle de la plaignante.

Jeudi, lors des plaidoiries au palais de justice de Baie-Comeau, les deux procureurs ont tenté de démontrer que l'autre partie n'était pas crédible et fiable dans son témoignage. L'avocat de la défense, Christian Maltais, a affirmé qu'il y avait «des éléments de manipulation» dans le témoignage de la présumée victime et que cette dernière avait «une mémoire sélective».

Selon Me Maltais, qui réclame l'acquittement de son client sur tous les chefs, les déclarations de la plaignante devant la cour ne sont «qu'un tissu de mensonges», qui «ne résiste pas à l'analyse» et que, d'autre part, «il n'y a aucune raison de ne pas croire au témoignage» de Denis Lejeune, «qui répète qu'il n'a jamais agressé personne».

À l'opposé Maïka Rousseau, qui représente le ministère public, demande au juge de rejeter en bloc le témoignage de l'accusé. Pour Me Rousseau, Lejeune se met plusieurs fois en contradiction, notamment à savoir s'il a touché ou non les seins de la présumée victime.

La procureure de la Couronne ne relève «aucune fiabilité» dans le témoignage du maire de Baie-Trinité, témoignage qu'elle qualifie de «cousu de fil blanc». Quant à la version des faits de la plaignante, Me Rousseau la juge «empreinte de sincérité».

En délibéré

À savoir pourquoi la présumée victime avait attendu 18 mois après les événements pour porter plainte à la police et pourquoi elle n'aurait jamais parlé de ces supposés événements à personne, des faits relevés dans la plaidoirie de la défense, la Couronne croit que la plaignante avait peur de s'en prendre à Denis Lejeune, «qui a une influence marquée dans la municipalité».

Le juge François Boisjoli a pris la cause en délibéré. Sa décision sera rendue le 19 juin.

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