Perquisition pour trouver... des cerises de terre

Des cerises de terre... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Des cerises de terre

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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(Québec) Les policiers de la Sûreté du Québec cherchaient de la marijuana. Ils ont plutôt trouvé des melons, des fraises et des cerises de terre géantes. Et détruit un projet de recherche.

Jean-François Pinault, professeur de chimie organique, et sa conjointe Liv Larsen sont des adeptes de l'alimentation vivante.

En février 2013, ils commencent un projet de recherche comparant divers modes de culture végétale. Ils installent une serre hydroponique dans le sous-sol de leur résidence de Saint-Anselme. Pour croître correctement, les plants ont besoin d'une température stable. Les deux chercheurs abaissent donc leur système de chauffage central et utilisent plutôt un chauffage d'appoint.

Un an plus tard, les policiers de la Sûreté du Québec se mettent à soupçonner le couple de se livrer à la culture du cannabis.

Les policiers enquêtaient à ce moment sur des commerces, Hydrobec et Hydro Rive-Sud, qui ont depuis été accusés de vente de matériel hydroponique servant à la culture de cannabis.

Jean-François Pinault a été aperçu au commerce Hydro Rive-Sud en novembre 2013.

Les policiers obtiennent un mandat de perquisition et, le 19 février 2014, entrent dans la maison en l'absence des propriétaires.

Les policiers repartiront bredouilles, en laissant une note sur la poubelle à recyclage des deux chercheurs.

Le problème, allègue Jean-François Pinault et Liv Larsen dans une poursuite intentée contre la Sûreté du Québec et ses policiers, c'est que les agents sont repartis en laissant la trappe du grenier et les portes du deuxième étage ouvertes. 

Le système de chauffage central s'est mis à fonctionner à plein régime, faisant grimper la température ambiante au-delà de 30 degrés Celsius.

Les pauvres plants placés sous des lampes halogènes ont dû endurer des températures de plus de 40 degrés Celsius, affirment les chercheurs.

Pas étonnant qu'à leur retour, deux jours plus tard, Jean-François Pinault et Liv Larsen aient trouvé des plantes desséchées. «Malgré les tentatives de sauvetage des plants encore vivants, ceux-ci finissent par mourir et doivent être jetés», soutiennent les chercheurs. «Les résultats du projet de recherche sont donc anéantis.»

Les policiers ont manqué à leur devoir de prudence en omettant de remettre la maison dans l'état où elle se trouvait, allèguent les chercheurs, qui disent vivre beaucoup de tristesse et de frustration devant la perte du fruit de leurs recherches.

D'autant plus, ajoutent-ils, qu'une simple recherche sur Internet aurait permis aux policiers de comprendre, grâce à un article paru dans Le Mouton Noir notamment, qu'ils sont des scientifiques et non des trafiquants de drogue.

Le couple de chercheurs réclame un peu plus de 65 000 $, dont 40 394$ pour les dommages matériels.

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