Accident de chasse mortel en Matapédia: témoignage ardu et confus

Accusé d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Accusé d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort, Germain Audet a livré un témoignage ardu, confus et truffé de contradictions.

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Le Soleil

(Rimouski) Au jour 5 de son procès, Germain Audet a été appelé à la barre lundi après-midi au palais de justice de Rimouski. L'homme de 59 ans, qui est accusé d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort de Stéphane Rioux, a livré un témoignage ardu, confus et truffé de contradictions par rapport aux déclarations qu'il avait faites aux enquêteurs de police.

Lors de son contre-interrogatoire, l'accusé, qui était visiblement très nerveux, semblait parfois ne pas comprendre les questions. Le juge Richard Grenier a dû intervenir à quelques reprises, notamment pour lui demander de parler plus fort. «Prenez le temps d'écouter et de répondre, lui a demandé le magistrat. C'est important pour vous et pour les différentes parties.»

Audet a raconté que le 6 octobre 2012, vers 17h, il est parti à la chasse à Lac-Humqui, dans la Matapédia. Il était en compagnie de Stéphane Rioux et de deux autres compagnons. Pendant que les trois autres sont partis en forêt, Germain Audet s'est assis sur une masse rocheuse. «J'ai vu un petit ours qui a traversé le chemin, relate alors le quinquagénaire. Il commençait à faire noir. J'ai vu un tapon noir. Je me suis retourné et j'ai vu des branches bouger. J'ai eu peur, j'ai tiré.» Après la détonation, il a dit avoir entendu : «Tu m'as pas manqué!»

«Là, je suis tombé et j'ai paniqué, a continué l'accusé. Je suis pas resté sur les lieux parce que j'ai peur des ours.» Comme il avait froid et qu'il grelottait, il a préféré se rendre au véhicule. «Stéphane, c'était un grand chum, un frère pour moi», a précisé Germain Audet. 

Choc nerveux

Lorsque le procureur de la Couronne, Me Guy Loisel, l'a confronté à de nombreuses contradictions entre son témoignage et les déclarations faites aux enquêteurs, il a prétexté qu'il n'était pas en état d'être interrogé parce qu'il souffrait d'un choc nerveux. «Il y a bien des affaires que j'ai dites que je me rappelle pas», laissera-t-il tomber. L'accusé a notamment affirmé qu'il avait tiré de 46 à 60 mètres de sa cible. Un expert en balistique du Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale, Jean-François Daigneault, est venu prouver que la victime a plutôt été atteinte à environ 12 mètres de la bouche du canon de la carabine. 

La pathologiste judiciaire, qui a procédé à l'autopsie, a compté environ 300 grenailles de plomb sur une bonne partie du thorax gauche de la victime. «Ses artères, la majorité de ses organes et de nombreux vaisseaux ont été atteints, ce qui lui a été mortel, a conclu Dre Caroline Tanguay dans son rapport. Il y a eu une hémorragie interne très importante.

M. Rioux n'avait aucune chance de pouvoir survivre à ses blessures.» Elle a aussi confirmé qu'il avait été tiré de face.

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