Chasseur accusé d'homicide involontaire: «je pensais que c'était un ours»

Germain Audet a plaidé non coupable aux accusations... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Germain Audet a plaidé non coupable aux accusations d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort de son compagnon de chasse, Stéphane Rioux.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Rimouski) «J'ai vu quelque chose de noir», a déclaré Germain Audet dans la nuit du 7 octobre 2012 à l'enquêteuse de la Sûreté du Québec (SQ) Karine Bérubé. «Je pensais que c'était un ours. J'ai tiré.» C'est ce que la policière est venue raconter, mercredi, au jour 3 du procès de l'homme de 59 ans accusé d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort de son compagnon de chasse, Stéphane Rioux, le 6 octobre 2012, dans une forêt de Lac-Humqui, dans la Matapédia.

«J'ai constaté qu'il dégageait une forte odeur d'alcool», a précisé l'agente Bérubé au palais de justice de Rimouski, devant le jury composé de sept femmes et de cinq hommes. Dans sa déposition, l'homme a raconté que son grand ami Stéphane Rioux est venu le chercher pour aller à la chasse à la perdrix avec deux autres personnes : Dany Moreault et son fils Jason.

Une fois rendus sur les lieux, M. Rioux est parti dans le bois. Environ une demi-heure plus tard, M. Audet aurait tiré sur ce qu'il croyait être un ours. Il a alors appelé son ami Stéphane, mais celui-ci n'a pas répondu. Avec ses deux autres compagnons, il l'a cherché, mais il faisait trop noir. Les trois individus se sont alors rendus dans le stationnement de l'église de Saint-Léon-le-Grand pour appeler de l'aide.

«J'ai pas fait exprès pour tirer sur mon chum», aurait dit l'accusé à l'enquêteuse. Il a aussi affirmé à la policière qu'il était titulaire d'un permis de chasse.

Arrivé dans le stationnement de l'église, un ambulancier est intervenu auprès de Germain Audet. «Il était impossible de communiquer avec, raconte Bruno O'Connor. Il avait le regard fixe et avait des tremblements. Dans mon évaluation, il était en choc post-traumatique.»

pas de permis

Deux à trois minutes avant d'arriver à l'hôpital, le quinquagénaire aurait dit : «J'étais à la chasse à la poule. J'ai vu une boule noire bouger. J'ai eu peur. J'ai tiré. J'ai pas de permis, mais je suis pas un criminel.» Après la détonation, le chasseur aurait entendu : «Tu m'as pas manqué, mon chum.»

Appelé à la barre, un agent de la protection de la faune a confirmé que Germain Audet n'était pas autorisé à chasser. Son dernier permis valide remontait à 2007. Mario Belzile a aussi précisé qu'en vertu de la loi, il était illégal de chasser à partir de 18h36, soit une demi-heure après le coucher du soleil. AVEC LA COLLABORATION SPÉCIALE D'ANDRÉ BÉCU

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