Faux casting pour Agaguk, vrai pédophile

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Un jeune garçon qui croit jouer dans le film Agaguk. Une famille défavorisée qui pense se sortir de la misère. Et un pédophile qui saisit une opportunité. Voici l'histoire de Christian Villeneuve, coupable d'agression sexuelle.

Le téléphone sonne un beau matin de mars 1992 chez les parents de Yan (prénom fictif). Au bout du fil, un prétendu producteur annonce que le gamin de 10 ans a été sélectionné pour jouer le rôle-titre dans le film Agaguk.

Son travail lui vaudra un cachet de 200 000 $, une somme inespérée pour la famille de Québec, vivant de l'aide sociale.

Puisqu'il y aura des scènes de nudité durant le tournage, ajoute le «producteur», l'enfant doit s'habituer à faire des activités sans vêtement.

Christian Villeneuve, ami de la famille, se présente par hasard à l'appartement pendant que Yan se promène, toujours nu. 

Mis au courant de la bonne nouvelle, Villeneuve propose aux parents et au garçon de partager son expertise artistique et de l'aider à rester concentré, une habilité essentielle à tout comédien, dit-il.

L'adulte se met donc à courir après le garçon, simulant une chasse. Yan court jusqu'à sa chambre. Villeneuve le rejoint, le couche sur le lit, se place au-dessus de lui et se met à le masturber. L'enfant ne réagit pas, croyant qu'il doit rester dans le rôle.

L'arrivée de la grande soeur de Yan interrompt l'agression.

Yan attendra en vain durant des mois l'appel du producteur.

Il n'a pas été possible de prouver hors de tout doute raisonnable que Villeneuve a placé l'appel à l'origine de l'histoire, a indiqué la procureure de la Couronne, Me Carmen Rioux.

Christian Villeneuve, 65 ans, a été reconnu coupable de contacts sexuels au terme d'un procès.

Pour avoir ainsi manipulé l'enfant et ses parents et abusé de leur confiance, Villeneuve mérite une peine de prison de deux ans moins un jour, estime Me Rioux.

L'avocat de défense Me Jean-Claude Gingras recommande lui une peine de détention de trois mois et une probation de trois ans.

Le juge Christian Boulet fera connaître sa décision le 17 août.

Christian Villeneuve a déjà été condamné à 36 mois de prison en 2010 pour des agressions sexuelles commises sur un jeune garçon dans les années 80.

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