Le violeur de Saint-Jean-Baptiste écope de 7 ans de prison

François Vill... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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François Vill

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le Montréalais François Vill, qui a violé une jeune femme du quartier Saint-Jean-Baptiste, endormie dans son lit et tenté de l'étouffer, écope d'une peine de sept ans de détention. Sa victime, elle, doit réapprendre à vivre «comme une nouvelle personne».

Le 12 octobre 2014 était un dimanche comme les autres pour Évelyne (prénom fictif), 25 ans. La jeune femme est allée boire de la bière et manger de la pizza chez des amis.

Le groupe est ensuite «descendu» au Pub du Parvis, dans le quartier Saint-Roch, pour rencontrer un garçon qui avait l'oeil sur Évelyne.

La jeune femme a terminé la soirée, très éméchée, au bar Le Boudoir. Comme à l'habitude, ses amis sont venus la reconduire chez elle, rue d'Aiguillon.

Plutôt que de se coucher tout de suite, Évelyne décide, vers 3h, d'aller manger une poutine au casse-croûte près de chez elle. Sa carte de guichet automatique lui fait faux bond et elle repart chez elle le ventre vide. Elle se couche dans son lit, nue.

Lorsqu'elle se réveille, vers 5h, un tissu recouvre son visage. Un inconnu appuie sur sa gorge. Évelyne hurle, se débat, perd conscience quelques minutes. Lorsqu'elle revient à elle, l'agresseur est parti, oubliant derrière lui son téléphone cellulaire.

Évelyne s'habille à toute vitesse, prend le téléphone et court se réfugier dans un restaurant d'où elle appelle les policiers. Les agents sont déjà en route, après un appel des voisins, alarmés par les cris.

L'expertise du téléphone cellulaire révèle que François Vill a filmé toute l'agression en tenant l'appareil d'une main. 

De son autre main, gantée de latex, il pénètre la victime. La vidéo, qui n'a pas été présentée en cour, révèle toute la détresse de la victime, a insisté le procureur de la Couronne,

Me Jean-Roch Parent. «C'est le cauchemar de toute personne de se faire réveiller par quelqu'un qui entre chez elle par infraction pour l'agresser», ajoute Me Parent.

Les policiers ont réussi à retracer François Vill, 53 ans, un homme de Montréal sans antécédent judiciaire, grâce aux informations du téléphone, mais surtout grâce aux traces de sang qu'il a laissées sur la rampe d'escalier en fuyant.

Deux tentatives de suicide

Vêtue d'un pantalon et d'un chandail de laine noirs, Évelyne a raconté au juge Hubert Couture qu'elle vit encore le douloureux sentiment d'être étouffée. Toujours inapte au travail six mois après l'agression, elle doit prendre des médicaments pour dormir et pour contrôler son anxiété. 

Évelyne a fait deux tentatives de suicide et a des problèmes de mémoire et de concentration après le traumatisme crânien subi durant l'agression.

Lorsque le juge Hubert Couture lui propose doucement d'écourter son difficile témoignage, puisqu'il a lu sa déclaration écrite, la jeune femme décline. «Je tiens à ce que l'accusé sache les conséquences», réplique-t-elle, d'une voix faible, mais ferme.

Évelyne tolère difficilement maintenant la présence d'un passant derrière elle. En fait, elle n'est plus la même, conclut-elle. «Je dois réapprendre à vivre comme une autre personne.»

Le juge Hubert Couture a accepté le plaidoyer de culpabilité de François Vill et entériné la peine suggérée par les parties pour un crime «des plus crapuleux, d'une lâcheté excessive», commente le magistrat, sans lever les yeux sur l'accusé.

De la peine de sept ans de prison, il faut déduire l'équivalent de huit mois de détention provisoire purgée avant la condamnation.

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