Six ans de prison pour un pédophile campeur

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Le juge Jean-Louis Lemay a imposé mardi une peine de six ans de pénitencier à Stéphan Poirier (photo), soulignant les «ravages causés chez vos nombreuses victimes».

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Stéphan Poirier avait tout du «grand frère» idéal. Bénévole scout, amateur de camping sauvage, il a attiré six jeunes garçons dans ses filets pour les agresser sexuellement, les laissant, pour la plupart, avec une enfance en mille miettes.

Le juge Jean-Louis Lemay a imposé une peine de six ans de pénitencier mardi au Lévisien de 40 ans, soulignant les «ravages causés chez vos nombreuses victimes».

L'homme sans antécédent judiciaire a plaidé coupable en novembre à une kyrielle d'accusations de contacts sexuels sur six victimes et de leurre informatique sur trois jeunes.

Des milliers de fichiers ayant été trouvés chez lui, Poirier a aussi reconnu avoir eu en sa possession, produit et distribué de la pornographie juvénile.

Sur une période de 20 ans, Stéphan Poirier a répété son manège auprès de six jeunes garçons de son entourage, âgés de 6 à 13 ans au moment des agressions.

Une fois le lien de confiance établi, l'homme amenait sa jeune victime en camping avec lui. Des garçons ont raconté qu'ils devaient dormir nus, en cuillère, dans le même sac de couchage que l'accusé. Ce dernier en profitait pour les caresser, les masturber et leur faire des fellations. Certains jeunes ont aussi dû poser divers gestes sexuels à la demande de l'homme.

Angoissants flashbacks

Dans leurs déclarations écrites, les jeunes victimes, aujourd'hui adolescents, disent vivre encore de lourdes séquelles.

La mère d'un autre jeune raconte que son garçon a perdu tout son «éclat», qu'il ne rit presque plus.

Les moments de flashbacks viennent encore saisir l'adolescent, si fortement qu'ils le plongent dans une crise d'angoisse. Le chant des oiseaux, qui lui rappelle le camping et les agressions, suffit pour affecter ce jeune.

Et plus question pour cette mère de réveiller son fils par une caresse; ce geste doux est désormais associé aux agressions et ne suscite que la panique.

Un autre garçon avoue qu'avec le temps, il est devenu agressif «car au lieu de parler, je garde toutes mes émotions à l'intérieur de moi», écrit-il.

Un autre s'est complètement replié sur lui-même, a repoussé ses parents durant des années. Il a aujourd'hui recommencé à vivre plus normalement, indique sa mère, mais refuse toujours de parler des agressions.

Depuis son arrestation en avril 2014, Stéphan Poirier a entrepris une thérapie pour les déviances sexuelles. Les spécialistes évaluent toujours son risque de récidive de faible à modéré.

Après sa détention, Poirier sera inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels. Il devra s'abstenir de fréquenter des mineurs et les lieux publics comme les parcs, les piscines, les cours d'école.

Stéphan Poirier ne pourra utiliser Internet durant 10 ans, sauf pour de la recherche d'emploi.

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