Olympiques de Gatineau: la plaignante d'un viol allégué donne sa version

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La Trifluvienne reproche à la police de Québec de ne pas avoir cru au viol collectif dont elle soutient avoir été victime de la part de joueurs des Olympiques en janvier 2014.

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(Québec) La victime alléguée d'une agression sexuelle, impliquant quatre joueurs des Olympiques de Gatineau, survenue à Québec en janvier 2014, se désole que les enquêteurs de la police de Québec ne «l'aient pas prise au sérieux», puisque aucune accusation ne sera visiblement portée contre les présumés agresseurs, comme le révélait Le Soleil le mois dernier.

La jeune femme de Trois-Rivières, dont l'identité doit demeurer secrète, s'est confiée à la station COGECO en Mauricie. Elle a raconté comment s'est déroulé ce qui a toutes les apparences d'un viol collectif.

Le soir des événements, elle se serait rendue à la chambre d'un hôtel pour y rencontrer une connaissance, joueur des Olympiques. Elle y aurait plutôt trouvé deux autres joueurs qui l'ont agressée. La connaissance qu'elle devait rencontrer est arrivée un peu plus tard.

«Ils me tenaient "à la gang" pour ne pas que je bouge. Ils étaient trois à ce moment-là sur moi. J'avais peur, je pleurais», relate-t-elle à la journaliste du 106,9 FM. Elle souligne que les joueurs lui auraient dit qu'il s'agissait «d'une initiation». Toujours selon sa version des faits, elle aurait été agressée par un quatrième joueur dans la salle de bain de la chambre d'hôtel.

harcèlement

La femme a ensuite vécu une année de misère. Elle aurait reçu des textos et des courriels de harcèlement de la part des joueurs. Des événements qui l'ont menée à une dépression, et elle a tenté de se suicider. Autant de circonstances qui lui ont fait garder le silence pendant un an.

En mars, Le Soleil et Le Droit révélaient que la présumée victime s'était finalement rendue porter plainte à la police de Trois-Rivières, accompagnée de son père, après avoir pris connaissance des supposés actes indécents commis le 20 février par des joueurs des Olympiques dans un restaurant Boston Pizza de Gatineau.

Le Droit avait alors rapporté qu'au moins six joueurs des Olympiques auraient encouragé ou se seraient livrés à des gestes de nature sexuelle sur une femme fortement intoxiquée. La femme n'a pas porté plainte au Service de police de la Ville de Gatineau, mais une enquête a été ouverte pour action indécente.

Une fois la plainte reçue à la police de Trois-Rivières, le dossier a été transféré à la police de Québec. En mars, Le Soleil apprenait qu'une enquête avait été ouverte. Une source bien informée indiquait que les gestes allégués étaient «beaucoup plus sérieux» que ceux commis au Boston Pizza.

Un enquêteur de la division des agressions sexuelles a ensuite rencontré la plaignante. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, aucun élément criminel permettant de porter des accusations n'aurait été commis par les quatre joueurs visés par la plainte. Depuis, l'enquête est fermée.

Aujourd'hui, la Trifluvienne reproche à la police de Québec de ne pas l'avoir crue. «Du début à la fin, ils ne m'ont pas prise au sérieux. Ils pensaient que j'avais inventé toute cette histoire. Ils m'ont dit que ça allait coûter cher et que ça allait prendre du temps. Ils me disaient de lâcher l'univers du hockey, mais ça n'a aucun rapport. Ça aurait pu m'arriver avec n'importe quel style de gars.»

Suivi serré des dossiers

Le témoignage livré par la jeune femme a fait réagir la police de Québec, qui a tenu à rappeler que les plaintes d'agressions sexuelles sont toujours prises très au sérieux et que les personnes qui croient en être victimes doivent porter plainte.

« Nous assurons un suivi serré des dossiers d'agressions sexuelles, avec comme objectif premier la protection des victimes», a laissé savoir par voie de communiqué Mario Vézina, capitaine responsable aux Crimes majeurs. «Ce sont des dossiers complexes qui présentent à l'occasion des versions contradictoires des événements. Il nous faut rencontrer les personnes impliquées et les témoins en plus d'investiguer la ou les scènes de crime.»

L'officier mentionne que son service traite chaque année quelque 275 dossiers d'agressions sexuelles. Ce nombre ne correspond pas à celui des infractions réelles commises, car de nombreuses victimes ne portent pas plainte. «C'est pourquoi nous rappelons à tous ceux et celles qui pensent avoir été victimes d'agressions sexuelles de ne pas hésiter à porter plainte», conclut-il.

À ce jour, la police de Québec refuse de commenter les allégations de la plaignante. En fait, elle a toujours refusé d'infirmer ou de confirmer qu'une enquête avait était ouverte, puis fermée faute de preuves suffisantes. Son porte-parole, François Moisan, insiste sur le fait que la police ne divulgue aucune information sur la tenue d'enquêtes impliquant des victimes d'agression sexuelle.

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