Étudiante blessée: la Ville et la Police de Québec officiellement mises en demeure

Naomie Tremblay-Trudeau a été blessée lors de la... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Naomie Tremblay-Trudeau a été blessée lors de la manifestation du 26 mars. Elle a subi une brûlure au premier ou au second degré en plus d'une importante ecchymose au menton.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La Ville de Québec et son service de police ont officiellement reçu une mise en demeure provenant de l'avocat de Naomie Tremblay-Trudeau, cette étudiante du Cégep Garneau blessée au visage lors d'une manifestation, le 26 mars.

La missive a été envoyée jeudi de la semaine dernière puis reçue mardi. Elle se veut une invitation à négocier une entente à l'amiable et un ultimatum avant que ne soient déposées de véritables poursuites contre la Ville et ses policiers.

Naomie Tremblay-Trudeau réclame notamment des excuses publiques des deux parties et éventuellement des sommes d'argent en dommages. Le montant demandé reste toujours à évaluer, a expliqué Me Marc Lemaire, l'avocat de l'étudiante de 18 ans.

Ce dernier prévoit assurément obtenir réparation pour les dommages corporels et moraux subis par sa cliente. «Ultimement, si je suis en mesure de démontrer que l'acte était intentionnel, il y aura des dommages punitifs.»

À noter que dans le cas du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), la mise en demeure ne vise pas directement l'agent qui a tiré un gaz lacrymogène au visage de la cégépienne devant l'Assemblée nationale, lors d'une manifestation tenue en marge du budget. «Ce n'est pas ma façon de faire et ce n'est pas l'intention de ma cliente de faire une vendetta. Je vise le geste lui-même», a indiqué Me Lemaire. Le SPVQ est donc tenu responsable du comportement de ses policiers. Pour les dommages physiques, il faudra aussi attendre de voir si la blessure causée par la cartouche de gaz laisse des séquelles.

Dans l'esprit de l'avocat, pas de doute que le geste commis, s'il n'était pas intentionnel, représente un cas de négligence. «Le geste lui-même dépassait les limites acceptables pour assurer la défense de l'agent ou la dispersion de la foule. Plus je prends connaissance des normes, plus ça m'apparaît clair. (...) Même erroné, ça m'apparaît un geste négligent pour lequel l'employeur doit répondre.»

La mise en demeure n'inclut aucune échéance, mais Me Lemaire espère une réponse rapide des avocats de la Ville de Québec et du SPVQ. «Normalement, ils devraient réagir.»

La Ville de Québec et le SPVQ ont accusé réception du document légal, mais n'ont souhaité émettre aucun commentaire. Dans la foulée des évènements du 26 mars, le maire de Québec avait tenté d'apaiser les tensions avec la famille de Naomie Tremblay-Trudeau, laquelle envisageait déjà, 24 heures après la manifestation, d'intenter des poursuites.

«Je tiens à souhaiter à Naomie Tremblay-Trudeau un prompt rétablissement. La ville de Québec a besoin de ses jeunes, de tous ses jeunes», avait écrit Régis Labeaume sur sa page Facebook, le 27 mars.

Ces propos ont été insuffisants, selon Me Lemaire, qui demande plus de la part de la Ville. «Ce n'est pas l'équivalent d'une lettre d'excuses.»

Le cabinet du maire Régis Labeaume n'a pas commenté, mercredi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer