Drogue au volant: de plus en plus de conducteurs épinglés

La police de Québec observe, comme les autres... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La police de Québec observe, comme les autres corps policiers de la province, une hausse du nombre de conducteurs pris en flagrant délit de drogue au volant.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Au moment où la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour contrer la drogue au volant, la police de Québec observe, comme les autres corps policiers de la province, une hausse du nombre de conducteurs pris en flagrant délit.

Depuis le début de l'année seulement, déjà 20 conducteurs ont échoué au test des agents évaluateurs. «Ça pourrait être une grosse année», lance le capitaine Claude Lefebvre, responsable de la sécurité routière au Service de police de la Ville de Québec.

L'augmentation n'est pas étrangère à l'attention que porte depuis cinq ans la police à ce phénomène. «Nos deux premiers agents évaluateurs ont été formés en 2010. Aujourd'hui, sept policiers sont formés pour détecter les drogues», explique le policier.

En 2010, 17 personnes étaient arrêtées pour avoir pris le volant après avoir consommé de la drogue. Depuis, ce chiffre ne cesse de croître. Il est passé à 40 en 2011, puis à 76 en 2012. En 2013 et en 2014, on compte plus d'une cinquantaine de conducteurs par année qui ont été accusés.

Le capitaine se réjouit de savoir que le slogan «Chaud ou gelé, la police le sait» dit vrai. «L'évaluation est pointue et ne trompe pas. Ça se fait en 12 étapes. Dans 95 % des cas, on est en mesure de dire quel type de drogue a été consommé : un dépresseur, un stimulant, un hallucinogène, du cannabis ou autre.» 

Les statistiques sous-évaluent la quantité de conducteurs qui prennent la route après avoir pris une substance illicite. Dans le cas où un individu échouerait à un alcootest, les policiers ne poussent pas plus loin leur investigation pour savoir s'il avait consommé de la drogue. Pourtant, ils savent pertinemment que plusieurs consomment un cocktail de substances.

En sachant que le phénomène est répandu, le capitaine croit que la lutte contre la drogue au volant est devenue un outil indispensable dans une perspective de sécurité routière. «La drogue est accessible. Un autre problème est que sa consommation est banalisée. Quand on entend : "C'est pas grave, c'est juste un joint de pot", c'est dur de se battre contre ça», admet-il.

Sous le signe de l'humour

La campagne de la SAAQ s'adresse principalement aux conducteurs de 16 à 24 ans. Le message télévisé de 30 secondes est déjà diffusé sur certaines chaînes spécialisées et sur le Web. On y voit un conducteur sous l'effet de la drogue qui parle à... un pigeon.

Un sondage effectué révèle que le problème est grandissant. Selon les données, 2 % des conducteurs québécois ont conduit un véhicule après avoir consommé de la drogue, ce qui représente environ 100 000 conducteurs.

Plus grave encore, «la présence de drogues licites ou illicites dans le sang a été constatée chez 31 % des conducteurs décédés dans un accident de la route de 2008 à 2012», laisse savoir la SAAQ par voie de communiqué.

Pour l'ensemble du Québec, 409 conducteurs ont été arrêtés en 2013, comparativement à 69 en 2009.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer