Substances potentiellement radioactives: perquisition à La Malbaie

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C'est tout un contingent de policiers, de douaniers et de spécialistes qui a pris part à l'opération qui a permis la saisie de substances radioactives à La Malbaie.

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(Québec) Une perquisition aussi troublante que rarissime s'est déroulée, mardi, à La Malbaie dans Charlevoix au cours de laquelle les autorités fédérales ont saisi des substances jugées potentiellement radioactives.

«Cette perquisition est la suite d'une enquête menée sur l'exportation sans permis de marchandises contrôlées», explique Jacqueline Roby, porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). «Outre la douane, nous avons aussi un mandat de non-prolifération de substances nucléaires», ajoute-t-elle.

Au moins 11 agents de l'ASFC ont participé à l'opération. Ils étaient accompagnés de membres de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire et de l'escouade des incidents chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et explosifs (CBRNE) de la Gendarmerie royale du Canada. 

«Nos employés aussi ont une formation spécialisée et ils portent un équipement qui les protège», explique Mme Roby.

Ils ont investi en avant-midi un immeuble de logements de la rue Jonh-Nairne. Mme Roby ne pouvait dévoiler la nature des substances soupçonnées de se trouver à cet endroit. Selon la porte-parole, il s'agirait de «petites quantités». Elle mentionne qu'elles «sont dangereuses seulement si elles sont avalées ou inhalées». Néanmoins, les voisins immédiats du logement visé ont été évacués.

Selon ces informations, il ne s'agirait donc pas d'une personne soupçonnée d'avoir fait entrer illégalement des substances radioactives au pays, mais plutôt de quelqu'un qui en exportait ou tentait d'en exporter sans la licence d'exportation obligatoire délivrée par la Commission canadienne de la sûreté nucléaire.

Selon ce qu'a appris Le Soleil, la personne visée par l'enquête est un homme dans la trentaine. Il aurait une formation de technicien en chimie. Il se décrit comme travailleur autonome. Selon un voisin interrogé, il semble qu'un «genre de laboratoire» se trouvait dans le logement qu'il occupe. Des informations que l'ASFC a refusé de corroborer.

Reste à savoir comment et pourquoi il était en possession de substances potentiellement radioactives? À ce sujet, toujours pas de réponse de l'agence. Elle ne voulait pas davantage infirmer ou confirmer s'il y avait eu une arrestation ou des accusations portées contre l'individu.

Appareils perdus

Deux experts de la Commission canadienne de sûreté nucléaire étaient sur place pour participer à l'opération. Cet organisme est chargé d'accorder les permis d'exportation légale de matières radioactives comme l'uranium.

Mardi, le porte-parole de la Commission était toutefois incapable de dire combien de permis d'exportation ont été délivrés pour le Québec en particulier ou le Canada en général. L'organisme tient toutefois un registre accessible en ligne des substances nucléaires radioactives ainsi que des appareils à rayonnement contenant de telles substances qui ont été perdus ou volés au Canada.

Le rapport révèle que depuis le début de l'année, 14 appareils contenant des matières radioactives ont été perdus ou égarés à travers le Canada. Deux seulement ont été retrouvés. Les appareils sont toutefois tous considérés comme représentant un «faible risque» ou un «très faible risque». 

Avec La Presse

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