Fusillade au McDo: arrestation abusive, dit la défense

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La fusillade avait eu lieu dans le stationnement du McDonald's de la rue Bouvier à la fin mars 2013.

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(Québec) La défense réclame un arrêt des procédures pour les deux présumés trafiquants de drogue arrêtés lors d'une fusillade au McDonald de la rue Bouvier en mars 2013. Les policiers de Lévis auraient usé d'une force plus grande que nécessaire, en tirant notamment une dizaine de balles sur le véhicule des suspects, plaide-t-on.

Depuis lundi, les avocats de Maxime Lemay et Philippe Saint-Antoine tentent de convaincre la juge Johanne Roy que leurs clients doivent bénéficier d'un arrêt des procédures en raison de la façon dont leur arrestation - sans mandat - a été faite et surtout de l'utilisation de l'arme de service des policiers.

Me Jean-François Bertrand et Me Mathieu Rondeau-Poissant estiment que la police de Lévis n'avait pas les motifs raisonnables pour arrêter leurs clients.

Le véhicule conduit par Philippe Saint-Antoine, avec Maxime Lemay comme passager, s'immobilise en début de soirée le 28 mars 2013 dans le stationnement du restaurant McDonald de la rue Bouvier.

La police de Lévis a placé le duo sous filature depuis trois mois car elle soupçonne les deux hommes de diriger un réseau de trafic de cannabis. Elle planifie de les arrêter ce soir-là.

Deux policiers de Lévis en civil débarquent et cernent le véhicule des suspects. Le sergent-détective David Patry de la police de Lévis ouvre la porte du véhicule du côté passager et, arme au poing, demande aux suspects de sortir.

«On était dans un contexte de trafic de stupéfiants et ce qui nous est enseigné, c'est que le contrôle des individus se fait à la pointe de l'arme à feu», a expliqué le policier.

Au lieu d'obtempérer, le conducteur appuie sur l'accélérateur et fait reculer brusquement l'auto. Le sergent-détective Patry se met à tirer avec son pistolet 9 mm semi-automatique. Entraîné par la portière ouverte, le policier continue à tirer jusqu'à ce qu'il soit couché au sol. Le policier a par la suite été traîné au sol sur une dizaine de mètres jusqu'à ce que le véhicule arrête sa course contre un poteau.

Le sergent-détective David Patry a expliqué à la juge qu'il a tiré parce qu'il a cru sa vie menacée.

L'enquête indépendante de la police de Québec a révélé que le policier Patry avait tiré neuf fois en direction des suspects. Son collègue aurait tiré deux balles.

Le conducteur Philippe Saint-Antoine a été atteint par le policier. Il a dû passer plusieurs mois en fauteuil roulant et, selon la défense, gardera toujours des séquelles à une jambe.

Lors de la fusillade, Lemay et Saint-Antoine n'étaient pas armés et n'avaient aucun stupéfiant sur eux. Lors de perquisitions, les policiers ont toutefois trouvé à leur domicile 39 kg de cannabis et plus de 80 000 $ en billets.

Ils sont accusés de possession et trafic de stupéfiants, possession d'une arme prohibée et voies de fait armées (avec un véhicule) sur un agent de police.

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