Harcèlement et menaces de mort: Robert Mitchell coupable

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La procureure de la Couronne Me Caroline Munger a réclamé une peine de 15 mois de détention pour le récidiviste.

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(Québec) Un Robert Mitchell complètement furibond a été reconnu coupable lundi d'avoir harcelé les employées du bureau de circonscription du député Marc Picard et d'avoir fait des menaces de mort aux gens se trouvant à l'Assemblée nationale et au palais de justice.

«C'est toute des abus, ça! Vous me séquestrez, ça fait sept mois!» Mitchell, 51 ans, était tellement fâché après le jugement de la juge Hélène Bouillon que les agents correctionnels ont dû le sortir manu militari de la salle d'audience. Même la porte fermée, on a pu l'entendre tempêter durant de longues minutes.

L'homme aux cheveux blancs avait auparavant interrompu plusieurs fois la juge qui lisait sa décision. «Si vous ne voulez pas que je sacre, ne me gardez pas ici, je n'ai pas d'affaire ici», proteste-t-il.

En 2012, Mitchell a été reconnu coupable de menaces de mort sur le premier ministre Jean Charest. Il s'était vu imposer une probation de trois ans, après avoir purgé cinq mois en détention provisoire.

Cette fois-ci, ce sont des paroles prononcées en août 2014 dans le bureau du député caquiste de Chutes-de-la-Chaudière Marc Picard qui l'ont amené devant les tribunaux.

Le citoyen Mitchell s'était présenté chez son député pour réclamer son aide dans une réclamation au régime d'indemnisation des victimes d'actes criminels.

De mauvais poil, parlant fort, le citoyen refuse toutes les suggestions du député et de son personnel.

«Tirer des gens»

Selon les employées qui ont témoigné au procès, Mitchell aurait annoncé qu'il ne lui restait plus comme option que d'aller tirer des gens dans un palais de justice ou à l'Assemblée nationale, dans l'espoir de se faire abattre par la police.

L'accusé, qui se défend seul, a nié avoir prononcé ces paroles. Il affirme avoir plutôt dit : «C'est-tu rendu qu'un citoyen doit prendre une mitraillette et aller à l'Assemblée nationale pour faire valoir ses droits?»

Selon les employées, Mitchell refuse de partir lorsque le temps prévu à la rencontre est écoulé. Il bloque le chemin au député Picard, qui doit contourner son bureau pour sortir.

Toujours furieux, avec un regard «dérangeant», selon les employées, Mitchell affirme qu'il ne pourra bientôt plus payer son logement et qu'il fera alors un sit-in au bureau de circonscription.

Après son départ, les employées alertent la Sûreté du Québec et un plan de sécurité est mis en place.

Robert Mitchell sera arrêté peu de temps après par le Groupe tactique d'intervention.

La procureure de la Couronne Me Caroline Munger a réclamé une peine de 15 mois de détention pour le récidiviste. La juge Hélène Bouillon rendra sa décision jeudi.

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