L'imam Chaoui envoie une mise en demeure au maire de Montréal

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Stéphanie Marin
Le Soleil

(Montréal) L'imam Chaoui a envoyé une mise en demeure au maire de Montréal, Denis Coderre, exigeant de lui des excuses publiques pour l'avoir qualifié d'«agent de radicalisation» et insinué qu'il est une «menace à la sécurité publique».

«Il s'agit d'une campagne de salissage aussi sournoise qu'inutile», est-il écrit dans la mise en demeure.

Hamza Chaoui, qui dit éviter de sortir de chez lui par peur de représailles verbales et physiques, demande aussi une rétractation complète d'ici vendredi.

Sinon, une poursuite en dommages pourrait être intentée contre le maire, a indiqué lundi son avocat, Habib Rachidi, du cabinet Rachidi Martin.

Pas la peine d'attendre à vendredi: le maire a fait savoir sans tarder qu'il est hors de question qu'il s'excuse.

«S'il persiste et dépose une poursuite contre moi, je me défendrai devant les tribunaux», a déclaré Denis Coderre, dans une déclaration écrite, puisqu'il se trouve actuellement en Louisiane, au sommet des maires francophones.

Les propos reprochés à M. Coderre datent d'une conférence de presse convoquée par celui-ci le 31 janvier, peu après la parution d'un article dans le quotidien La Presse selon lequel M. Chaoui allait prêcher l'islam radical aux jeunes Montréalais dans un centre communautaire islamique qu'il souhaitait ouvrir.

Le reportage a déclenché de nombreuses réactions, et le maire Coderre s'est jeté dans la mêlée.

Il se fait reprocher d'avoir porté atteinte à la dignité, l'honneur et la réputation de l'imam pour l'avoir qualifié d'«agent de radicalisation», de «fomenteur de tensions sociales» et de «cas de sécurité publique et d'ordre public». Le maire aurait même fait un rapprochement entre M. Chaoui et le groupe armé État islamique, peut-on lire dans la mise en demeure. M. Chaoui avait aussi tenu des propos controversés sur les femmes et les homosexuels.

M. Coderre aurait dû vérifier ses sources d'information avant de tirer publiquement de telles conclusions, juge l'imam. Selon l'avocat de M. Chaoui, ses propos sur l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie, notamment, ont été pris hors contexte et dénaturés. Il visait les pays appliquant les lois islamiques, pas le Canada, est-il précisé dans la missive.

«On peut ne pas être en accord avec ses propos (de M. Chaoui) mais on ne peut pas l'étiqueter de la sorte, a dit Me Rachidi en entrevue téléphonique. Il a le droit de s'exprimer, c'est un droit fondamental.»

Et dans le cas présent, il s'agit de diffamation, a-t-il ajouté.

«Depuis votre conférence de presse, les citoyens montréalais, québécois et canadiens vouent effectivement une haine profonde à l'égard de notre client», écrit son avocat.

Me Rachidi a indiqué en entrevue que si rien n'est fait d'ici vendredi, il va «sérieusement étudier la possibilité d'une poursuite» et réclamer des dommages. Aucun montant n'a été arrêté pour le moment.

M. Chaoui avait déjà réclamé des excuses du maire au début de février, peu après la conférence de presse.

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