Manifestante blessée: des images «dramatiques et détestables», dit Labeaume

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(Québec) Après avoir adopté la ligne dure contre les manifestants, le maire de Québec, Régis Labeaume, reconnaît désormais que les images de jeudi où l'on voit l'étudiante Naomie Tremblay-Trudeau être blessée par un projectile du Service de police de Québec (SPVQ) sont «dramatiques et détestables». «Il y a eu quelque chose qui n'aurait pas dû arriver, il y a eu une erreur, il n'y a pas de doute», a-t-il admis.

En marge du défilé de la Saint-Patrick, le maire de Québec est revenu sur les événements des derniers jours qu'il avait commentés du bout des lèvres la veille en blâmant essentiellement les gens qui manifestaient «à deux pouces du nez des policiers».

En visionnant comme il le faut les images largement diffusées de Mme Tremblay-Trudeau «en prendre plein la figure», Régis Labeaume dit avoir eu la chair de poule. «Ce qui s'est passé ne devait pas arriver. Je lui souhaite de guérir le plus tôt possible», a-t-il dit, faisant écho à un message similaire livré vendredi en soirée par l'intermédiaire de sa page Facebook. Le maire semblait déjà vouloir adoucir sa prise de position qui avait fait réagir dans la journée de vendredi, autant chez ceux supportant le SPVQ que ceux qui condamnait les gestes du matricule 3143, Charles Scott-Simard.

Malgré ses bons mots pour la victime, le maire a toutefois réaffirmé sa confiance envers le corps policier. «Je soutiens encore totalement le SPVQ. Il y a eu quelque chose qui n'aurait pas dû arriver, il y a eu une erreur, il n'y a pas de doute, mais ce n'est pas une raison de ne pas soutenir le SVPQ», a-t-il dit, ajoutant dans le même souffle que le travail des policiers «n'est pas une job facile». «Ça ne veut pas dire que parce que ça existe tout le monde est coupable, il faut faire la part des choses», a-t-il mis en garde.

Régis Labeaume n'a pas commenté la réaction de la direction du SPVQ dans cette affaire, disant ne pas vouloir intervenir. «Mélanger la police et la politique, c'est une bien mauvaise idée, a-t-il lancé, je les laisse faire leur travail, ce sont des gens très responsables.» Il a précisé qu'il maintenait cette frontière étanche depuis déjà sept ans et qu'il n'avait pas l'intention de déroger à cette règle. «Je garde une saine distance, si je sens que ça déborde j'interviendrais», a néanmoins lâché M. Labeaume.

Selon lui, il est évident que ce sont «des casseurs» qui sont à l'origine des débordements de jeudi, mais également de mardi soir, où 274 manifestants ont été arrêtés. «Si ça n'avait été que des étudiants, il n'y aurait pas eu de problème. Le problème, c'est qu'il y a parmi des gens des casseurs qui récupèrent les manifestations et ça, c'est pas drôle», a déploré le maire selon qui il s'agit des mêmes individus qui avaient perturbé les rassemblements de 2012.

Les policiers de Québec ne sont pas plus sévères que lors de la crise étudiante, ou encore que leurs confrères de Montréal, a assuré Régis Labeaume. «On fait comme en 2012, on est cohérent et constant.»

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