Manifestante blessée: Labeaume prudent

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a qualifié de «troublantes» les images d'une jeune manifestante blessée après s'être fait tirer de la poudre irritante en plein visage par un policier de Québec. Le maire Régis Labeaume réitère pour sa part tout son soutien à la police de Québec.

Naomie Tremblay-Trudeau, 18 ans, envisage des recours contre... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

Agrandir

Naomie Tremblay-Trudeau, 18 ans, envisage des recours contre la Ville de Québec et son service de police.

Le Soleil, Erick Labbé

«Ces images-là sont choquantes et sont troublantes, mais on va attendre de voir l'état de situation, puis je vous reviendrai après», a indiqué la ministre Lise Thériault, qui a demandé un rapport de l'altercation. Visiblement bouleversée par les images de la jeune fille happée au visage, la ministre s'est dite touchée en tant que mère.

«Moi, j'ai un fils qui a 24 ans. J'ai un petit-fils de deux ans et demi», a-t-elle dit en point de presse à l'Assemblée nationale.

«Chose certaine, là, il y a des procédures qui existent», a poursuivi Mme Thériault en allusion notamment au Commissaire à la déontologie policière. «La personne peut porter plainte, et après ça il y aura un travail qui va s'enclencher.»

Aussi appelé à commenter la vidéo vendredi, le maire de Québec, Régis Labeaume, est demeuré prudent étant donné que la jeune femme, Naomie Tremblay-Trudeau, 18 ans, envisage des recours contre la Ville de Québec et sa police.

«Dans les circonstances, je vais être très discret parce que comme il y a menace de poursuites, on va être prudent dans nos propos», a commenté le maire en marge d'une annonce au Colisée hier. «Moi, je peux vous dire que la police de Québec a toujours l'appui du maire de Québec», a-t-il ajouté.

M. Labeaume dit avoir vu la vidéo captée par le journal étudiant Impact Campus. «Je pense l'avoir vue, mais je veux être certain d'avoir vu la bonne chose», a-t-il toutefois nuancé, refusant visiblement de trop s'avancer.

M. Labeaume a réitéré son appel aux manifestants voulant qu'ils doivent donner leur itinéraire aux autorités. «Manifester, c'est une chose. Si certains sont là pour de la casse, c'est autre chose, a-t-il ajouté. Les gens, qu'est-ce qu'ils font là à deux pouces du nez des policiers? C'est la question qu'il faut se poser.»

Respect des normes?

Le député péquiste et ancien ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron s'est aussi dit vendredi «extrêmement troublé» par les images. «Je croyais, j'espérais que nous ne revivions plus ce genre de situation. Et la mise sur pied de la commission d'enquête sur les événements du printemps 2012 avait justement pour objectif de nous donner des pistes dans le but d'éviter ce genre de situation», a-t-il dit en point de presse à l'Assemblée nationale.

Dès jeudi soir, le député s'est ouvertement interrogé sur Twitter sur le geste du policier de Québec à l'endroit de la jeune manifestante. «Je me suis posé publiquement la question, puisque je l'ai posée sur Twitter, je me suis demandé si ce geste respectait les normes du modèle québécois, du modèle national d'intervention et d'utilisation de la force.»

M. Bergeron estime que la ministre Lise Thériault a pris «la bonne décision» en demandant à ce qu'on aille au fond des choses.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer