Le lobby des armes à feu réuni à Québec

L'ACAF s'oppose au registre des armes à feu. Il... (Archives La Presse Canadienne)

Agrandir

L'ACAF s'oppose au registre des armes à feu. Il milite en outre pour la levée d'interdits au sujet de différents modèles semi-automatiques, comme le M-16. Et s'affiche en faveur de la fin «de la prohibition sur la capacité standard des chargeurs».

Archives La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'Association canadienne pour les armes à feu, un groupe de pression qui revendique 75 000 membres, a choisi Québec pour tenir son premier congrès en terre francophone, en mai.

Pourquoi la capitale? «On est une organisation bilingue», répond la directrice générale, Ginger Fournier, jointe au siège social albertain.

Depuis 2011, l'ACAF tente une percée en français : traduction des dépliants et du site Web, recrutement... «C'était le bon temps d'en faire un au Québec [un congrès].»

Et c'est quoi, l'ACAF? «On fait du lobbying à Ottawa», explique Mme Fournier. «On essaie d'aider les propriétaires d'armes avec leurs droits et privilèges, on essaie de leur donner un peu plus de libertés.»

Le Devoir, qui a annoncé la venue de l'association à Québec dans son édition de jeudi, soulignait que l'ACAF est dans la même communauté de pensée que la National Rifle Association de l'Oncle Sam. Ainsi, elle intervient auprès des tribunaux et des gouvernements afin de limiter les contrôles.

Le lobby s'oppose, par exemple, au registre des armes à feu. Il milite en outre pour la levée d'interdits au sujet de différents modèles semi-automatiques, comme le M-16. Et s'affiche en faveur de la fin «de la prohibition sur la capacité standard des chargeurs».

La Coalition pour le contrôle des armes à feu n'est pas surprise de la venue de l'ACAF dans la capitale. «Ils essaient de plus en plus de faire valoir leurs opinions au Québec.» Le porte-parole, l'avocat Marc-Antoine Cloutier, n'a pas été en mesure de nous parler jeudi; il avait cependant discuté avec Le Devoir la veille. Il évalue que les Québécois sont moins réceptifs à ce discours, qu'il y a ici un consensus contre les revendications du groupe de pression.

Les 22 et 23 mai, les militants et directeurs de l'ACAF sont donc conviés au Concorde pour des conférences, un banquet. Le regroupement compterait des membres d'un océan à l'autre, dans toutes les provinces. «L'Alberta et l'Ontario, c'est les plus grosses.» Jeudi, Ginger Fournier n'a pas été en mesure de nous fournir le nombre de membres québécois.

Le congrès annuel est organisé depuis 2010. La caravane de promotion des armes à feu s'est arrêtée à Edmonton la première fois. Puis en Ontario à deux reprises avant de repartir vers l'Ouest. «La dernière fois, on était à Vancouver. On aime bouger.»

Nous aurions voulu obtenir plus de détails sur l'événement de Québec, sur les campagnes de l'ACAF, sur ses membres. Malheureusement, nous n'avons pas reçu de réponses à nos appels aux contacts qui nous avaient été fournis par l'ACAF. Même le responsable des communications n'avait pas répondu au moment d'écrire ces lignes.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer