Joueur de hockey fugitif mordu par un chien policier

Le suspect devrait être accusé dans la journée... (Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur)

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Le suspect devrait être accusé dans la journée de conduite dangereuse, de délit de fuite, d'agression armée (l'arme étant le Jeep Cherokee) et de possession de stupéfiants.

Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur

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(Québec) Le joueur de hockey Sean McMorrow, 33 ans, a été arrêté après avoir été mordu par un chien policier dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite d'une folle poursuite dans les rues de Québec.

L'histoire commence vers 1h40. L'attaquant des Marquis de Jonquière, de la Ligue nord-américaine de hockey, circulait au volant d'un Jeep Cherokee. Il aurait brûlé plusieurs feux rouges et panneaux d'arrêt dans le secteur de la rue Marie-de-l'Incarnation, avant d'être pris en chasse par des agents de la police de Québec.

Lorsque les autorités le retrouvent derrière un édifice de la rue Ernest-Gagnon, il fonce tout droit vers la voiture patrouille. Le face-à-face n'a pas fait de blessé, mais le véhicule de police a une crevaison.

D'autres policiers partent aux trousses du véhicule fuyard, qui est aperçu près de la rue Borne. Le conducteur avait manifestement perdu la maîtrise de son véhicule et pris la fuite à pied.

C'est à ce moment que les policiers de Québec ont fait appel au maître chien et à sa bête pour le trouver. Le chien a réussi à dénicher l'homme, qui se cachait dans un garage de toile dans la rue de l'Armée.

«Le suspect aurait tenté d'écraser le chien avec un objet. Il y aurait eu un contact physique entre lui et le chien. Le suspect aurait ensuite frappé le chien, qui a procédé à une morsure pour permettre aux policiers de procéder à son arrestation», raconte Christine Lebrasseur, porte-parole de la police de Québec.

McMorrow a été transporté à l'hôpital, mais comme la blessure était mineure, il a tout de suite été emmené au poste de police pour y être interrogé.

Il a été accusé jeudi après-midi au palais de justice de Québec de conduite dangereuse, de ne pas s'être arrêté lors d'un accident, de délit de fuite, d'agression armée (l'arme étant le véhicule), et de possession de stupéfiants. La Couronne s'est opposée à sa remise en liberté.

Passé criminel

L'homme fort des Marquis de Jonquière n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. Celui que l'on surnomme le «Sheriff» a déjà purgé 20 mois de prison en Pennsylvanie, après avoir plaidé coupable à des accusations de complot et de trafic de drogue. Dans une entrevue au journalLe Quotidien de Saguenay, l'an dernier, il disait avoir été surtout coupable de s'être entouré de mauvaises personnes à l'époque.

Le colosse de 6' 4'' avait repris du service au sein de l'équipe saguenéenne l'automne dernier. Natif de Vancouver, Sean McMorrow a été repêché en huitième ronde par les Sabres de Buffalo. Il n'a finalement joué qu'un seul match au sein de la Ligue nationale de hockey, lors de la saison 2002-2003.

Deux morsures en deux jours

Pour la deuxième fois en deux jours, un chien policier a sorti les crocs à Québec. Christine Lebrasseur, porte-parole de la police de Québec, précise toutefois qu'il ne s'agit pas du même chien et que le contexte des deux morsures est très différent.

«L'utilisation du chien n'était pas la même.»

Lors de la poursuite de la nuit de mercredi à jeudi, le chien a été sollicité pour retrouver un suspect, tandis que lors de la manifestation, il se serait porté à la défense d'un policier qu'il croyait en danger.

L'étudiant qui s'est fait mordre lors de la manifestation nocturne de mardi est Gabriel Marcoux-Chabot, celui qui s'était créé le personnage de Banane Rebelle lors du mouvement des carrés rouges, au printemps 2012. Sur sa page Facebook, celui qui se considère comme un être «doux et non-violent» exprime son désaccord par rapport à la version de la police.

«Je n'ai jamais «foncé sur un policier», et le chien n'a jamais cherché à «défendre son maître», écrit-il.

Cet épisode ne l'empêchera pas de continuer à manifester. «J'assume pleinement les risques inhérents à mes prises de position. Qu'on me morde, qu'on m'arrête, qu'on me frappe, je suis prêt à l'accepter», écrit-il encore sur Facebook.

Gabriel Marcoux-Chabot, éditeur, sculpteur, écrivain et étudiant au doctorat en création littéraire à l'Université Laval, n'a pas voulu accorder d'entrevue au Soleil jeudi.

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