Violence conjugale: 22 ans de prison demandés pour un récidiviste

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Expertises médicales en main, la poursuite et la défense ont de concert recommandé que Jonathan Dutil soit déclaré délinquant à contrôler pour une période de sept ans après son incarcération.

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(Québec) Un récidiviste de la violence conjugale, Jonathan Dutil de Saint-Nérée de Bellechasse, mérite d'être gardé 22 ans en prison pour avoir presque tué sa copine à coups de pied de biche, estime la poursuite.

«C'est un crime d'une brutalité extrême et la société s'attend à ce que ce crime soit puni sévèrement», plaide le procureur de la Couronne, Me Éric Beauséjour.

L'avocate de Dutil, Me Adèle Juster, qui n'était pas au dossier lors du procès, a recommandé à la juge une peine de 12 ans de prison.

Des peines suggérées, il faudra déduire la détention provisoire déjà purgée, soit quatre ans et huit mois.

Expertises médicales en main, la poursuite et la défense ont de concert recommandé que Dutil soit déclaré délinquant à contrôler pour une période de sept ans après son incarcération.

Jonathan Dutil, 31 ans, a été reconnu coupable en 2013 de tentative de meurtre, menaces et enlèvement.

Le 16 juillet 2010, ulcéré que la jeune femme veuille le quitter pour un autre, Dutil l'a frappée plusieurs fois à la tête et aux côtes avec un pied de biche.

Il a traîné la jeune femme de force dans la voiture et l'a amenée jusqu'à un petit chemin forestier de Saint-Nérée dans Bellechasse où les policiers allaient la trouver quelques heures plus tard, grièvement blessée.

L'attaque a laissé la jeune femme dans un état pitoyable. Elle a d'ailleurs été dans le coma durant 16 jours.

Sa mère a témoigné que les lésions à la tête ont rendu sa fille, aujourd'hui âgée de 35 ans, aussi démunie qu'une enfant de six ans. Elle est désormais incapable de s'occuper d'elle-même et de son jeune garçon. «Cette personne-là est complètement anéantie et brisée, insiste le procureur de la Couronne Me Éric Beauséjour. Elle doit repartir de la base, mais elle est limitée dans son apprentissage.»

«Finir son projet»?

Un co-détenu a témoigné, à l'occasion des représentations sur la peine, que Dutil lui avait confié vouloir «finir son projet», soit tuer son ex-conjointe, une fois en liberté.

À ses mots, la mère de la victime a éclaté en sanglots et a dû sortir de la salle d'audience.

En témoignage, Jonathan Dutil a nié toute idée de vengeance. «Qu'elle ne s'inquiète pas, je ne veux pas me venger, assure-t-il, d'une voix larmoyante. Je veux juste me reprendre en main.»

Jonathan Dutil, qui a déjà fait deux thérapies contre la toxicomanie et la dépendance, se dit maintenant prêt à régler ses problèmes de consommation et d'agressivité.

Avant la présente affaire, Jonathan Dutil avait été condamné pour différents gestes violents (voies de fait avec lésions, menaces, harcèlement et enlèvement) sur trois conjointes.

Il a expliqué au procureur de la Couronne Me Éric Beauséjour que lorsqu'il fréquentait des filles qui consommaient de la drogue, il consommait lui aussi et «ça amenait des chicanes».

La drogue et l'alcool seuls ne peuvent expliquer les problèmes de l'accusé, affirme Me Beauséjour. «Ça prend un comportement violent à la base», note-t-il.

La juge Johanne Roy fera connaître sa décision le 6 mai.

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