Jugé deux fois coupable du même meurtre, Bertram Dow subira un troisième procès

Bertram Dow en 2004, au moment de sa... (Photothèque Le Soleil, Gilles Gagné)

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Bertram Dow en 2004, au moment de sa première comparution pour le meurtre de Russell Duguay. Il a été reconnu coupable en 2006, puis encore en 2010 à l'issue d'un deuxième procès.

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(New Carlisle) Après 11 ans en prison, Bertram Dow, 59 ans, de Port-Daniel, a été remis en liberté mercredi dernier, avant de subir un troisième procès pour le meurtre non prémédité de l'enseignant à la retraite Russell Duguay, survenu le 13 mars 2004, dans le domicile de la victime.

Le juge François Huot, de la Cour supérieure, a autorisé la libération de M. Dow. Le contenu des discussions s'étant déroulées lors de l'audience de remise en liberté a été frappé d'un interdit de publication.

«Je m'objectais à sa remise en liberté», a simplement déclaré le substitut du procureur général Gérald Maltais, lorsque appelé à commenter la cause dont il est saisi depuis 11 ans et une semaine.

Russell Duguay a reçu une décharge d'arme à feu à l'estomac, alors qu'il était dans sa maison. Il est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital. Bert Dow était son cinquième voisin.

Le juge Huot connaissait bien cette cause, ayant dirigé le second procès de Bertram Dow en 2010. C'est sa décision du 14 juillet 2010 qui a été contestée avec succès en Cour d'appel par Myreille Lareau, avocate de l'accusé.

Me Lareau a notamment contesté les instructions données aux jurés, alléguant que le juge Huot avait omis «de souligner au jury la distinction à faire entre les effets des troubles mentaux induits par la maladie de l'accusé et ceux qui pouvaient découler de son intoxication par l'alcool ce jour-là», l'argument retenu par la Cour d'appel en juillet 2014 pour justifier un troisième procès. La date de ce procès n'est pas encore fixée.

Bert Dow, un anglophone, avait bénéficié d'un second procès après que la Cour d'appel eut décidé en 2009 que ses droits linguistiques n'avaient pas été respectés en 2006, lors du procès initial.

Bien que le procès se soit déroulé en anglais, des échanges sur des points de droit entre le premier juge, Richard Grenier, Me Lareau et Me Maltais avaient eu lieu en français, avec le consentement de l'accusé. Le juge Allan Hilton, de la Cour d'appel, avait notamment contesté le fait que la traduction dont bénéficiait l'accusé pendant ces échanges n'avait pas été enregistrée, l'interprète s'étant rapproché de Bert Dow au lieu de parler au micro.

Meurtre ou homicide involontaire?

Reconnu coupable, Bert Dow avait été condamné à purger une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans en 2006, pour meurtre non prémédité et tentative de meurtre sur Byron, fils de M. Duguay.

En 2010, le juge Huot avait condamné Bert Dow à la prison à vie sans possibilité de libération avant 12 ans. En s'excusant, l'inculpé avait dit à la famille de la victime qu'il n'interjetterait pas appel, ce qu'il a quand même fait.

S'il était reconnu coupable d'homicide involontaire au lieu de meurtre, Bert Dow n'aurait à respecter des conditions de libération que pendant trois ans. Un meurtre implique le respect de conditions pendant toute la vie de la personne l'ayant perpétré.

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