Jacques Delisle, «un mari attentionné et aimant», selon son fils

Le fils de Jacques Delisle, Jean, est d'avis... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le fils de Jacques Delisle, Jean, est d'avis que son père (photo) a été «victime d'une erreur judiciaire grave».

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(Québec) «Nous avons la certitude [...] que mon père n'a pas tué ma mère. Nous n'en avons jamais douté un seul instant. Mon père aimait profondément ma mère, il l'a aimée jusqu'à la fin de sa vie. Il a été un bon mari, présent, attentionné, dévoué et aimant. La façon exemplaire dont il s'en est occupé et a pris soin d'elle pendant sa maladie en a été la preuve.»

C'est en ces mots que s'est exprimé le fils de Jacques Delisle, Jean, lors de la conférence de presse orchestrée par le nouvel avocat de son père, Me James Lockyer.

«Mon père purge depuis près de trois ans une peine de prison à perpétuité pour un crime qu'il n'a pas commis. Il est victime d'une erreur judiciaire grave. L'idée qu'il passe le reste de sa vie en prison nous est insupportable, d'autant plus qu'à tort ou à raison, nous avons parfois l'impression d'avoir une part de responsabilité dans cette situation épouvantable», a dit Jean Delisle à la presse, que son père et lui avaient par ailleurs pourfendue au procès.

«Nous nous sommes demandé pourquoi nous n'avions pas réalisé à quel point la détresse de ma mère était grande, a poursuivi Jean Delisle. Nous nous sommes demandé si nous n'aurions pas pu en faire plus pour aider nos parents dans l'épreuve qu'ils vivaient depuis l'AVC de ma mère, qui l'avait considérablement diminuée. Aurions-nous pu empêcher son suicide, et, par conséquent, les accusations de meurtre et le résultat invraisemblable que l'on connaît? Cette question nous habite constamment.»

M. Delisle a qualifié de «poids que nous porterons pour toujours» l'influence que la famille de l'ex-juge aurait eue sur la décision de celui-ci de ne pas témoigner à son procès.

«Même si ce n'est pas une réalité facile à accepter, nous pouvons comprendre que mon père ait pu, le matin du 12 novembre [2009], finir par céder à la demande de ma mère qui le suppliait de lui remettre l'arme pour pouvoir mettre fin à ses souffrances, a par ailleurs souligné Jean Delisle. Il s'est retrouvé ce matin-là [...] devant un choix déchirant. Peut-on savoir comment on aurait réagi face à une telle situation?»

Des conseils à ses codétenus

Une avocate de Montréal membre de l'Association pour la défense des personnes injustement condamnées, Me Tara Santini, a pour sa part fait brièvement état en conférence de presse du quotidien de l'ex-juge Delisle au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, où elle le rencontre régulièrement. «Malgré sa situation accablante, il réussit à gérer cette période très difficile de sa vie de façon remarquable», a dit Me Santini, selon qui Jacques Delisle a conservé «un certain sens de l'humour», bien qu'il ressente également «de la frustration».

Si Jacques Delisle se serait fait lancer «des tomates et des cailloux» dans les premières semaines suivant son arrivée au pénitencier, comme il l'a mentionné au journaliste d'Enquête Alain Gravel, l'ex-juge de la Cour d'appel s'entendrait bien aujourd'hui avec ses codétenus et les agents correctionnels. «Certains codétenus vont le voir pour discuter de leur dossier et lui demander conseil», a précisé Me Santini.

Selon l'avocate, «M. Delisle veut que tout le monde sache qu'il aimait sa femme Nicole et que Nicole s'est enlevé la vie».

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