Un médecin poursuivi pour un diagnostic de cancer tardif

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Jean-Paul Lavoie a été reconnu coupable vendredi, au palais de justice de Québec, de pratique illégale de la médecine.

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(Québec) Un homme de Breakeyville qui se meurt du cancer poursuit pour 200 000$ la médecin qui a, selon lui, mal investigué son cas, retardant le diagnostic de six mois.

Michel Robitaille, 62 ans, est réveillé en pleine nuit le 23 avril 2014 par une forte douleur à la poitrine.

Au matin, il se rend à l'urgence du centre de santé Paul-Gilbert de Charny. L'omnipraticienne Michèle H. Cloutier l'examine et lui prescrit un examen radiologique des poumons ainsi qu'un électrocardiogramme.

L'examen des poumons révèle un nodule de 2,2 cm au poumon droit. L'électrocardiogramme démontre la présence de fibrillation auriculaire, le type le plus courant d'arythmie.

Le jour même, la Dr Cloutier demande le transfert immédiat de Michel Robitaille à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, connu comme l'hôpital Laval.

Selon la poursuite déposée en Cour supérieure, la médecin n'a prescrit aucune investigation ni aucun suivi en lien avec le nodule au poumon. Selon la requête, le patient n'a jamais été informé du résultat de son examen radiologique et son dossier n'aurait pas été transmis par l'hôpital de Charny aux spécialistes de l'hôpital Laval.

Le 28 octobre suivant, Michel Robitaille souffre d'un rhume persistant. Le sexagénaire tousse, crache un peu de sang et est épuisé. M. Robitaille fait de nouvelles radiographies aux poumons. La radiologiste note une «progression significative» du nodule au poumon droit. Une semaine plus tard, un nouvel examen confirme une masse de 5,1 cm.

Dans les jours suivants, un omnipraticien informe Michel Robitaille de sa condition. «Le demandeur est énormément surpris, sous le choc et révolté d'apprendre qu'il n'a pas été informé du résultat de l'examen radiologique des poumons qu'il a subi le 23 avril et de savoir qu'aucun suivi n'a été donné à cet examen, laissant le cancer se développer et prendre de l'expansion durant plusieurs mois», écrit Michel Robitaille dans sa poursuite.

Le patient apprend vite qu'il souffre d'un cancer inopérable. En janvier, son état de santé se détériore rapidement. Les médecins détectent au moins trois métastases cérébrales. Le pronostic n'est plus que de quelques mois. Dans sa requête, le patient dit avoir la conviction que «si son cancer du poumon avait été diagnostiqué en temps opportun, il aurait vaincu sa maladie et ne serait pas mourant, le tout lui causant une souffrance psychologique immense».

Le patient considère que «par sa négligence, la Dr Cloutier a contribué au diagnostic tardif». Il lui réclame au total 200000$ en dommages.

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