Neuf mois de prison pour une fraudeuse qui jouait les mères éplorées

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Durant deux ans, la fraudeuse a réussi à emprunter plus de 57 000 $ à cinq proches âgés en leur faisant croire qu'elle avait besoin d'argent pour faire soigner sa fillette atteinte d'arthrite juvénile.

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(Québec) Une fraudeuse qui a utilisé la maladie de sa fille comme prétexte pour arnaquer ses proches est condamnée à neuf mois d'emprisonnement.

Isabelle Lemay, 39 ans, sans antécédent judiciaire, a éclaté en sanglots lorsque le juge Bernard Lemieux a prononcé la peine. Ses parents, assis dans la salle d'audience, n'en menaient pas beaucoup plus large.

Durant deux ans, l'esthéticienne de Québec a réussi à emprunter plus de 57 000$ à cinq proches âgés en leur faisant croire qu'elle avait besoin d'argent pour faire soigner sa fillette atteinte d'arthrite juvénile.

Grand-mère, parrain, marraine et amies, âgés entre 68 et 76 ans, ont été bouleversés d'entendre, de la bouche de la la mère éplorée, le terrible sort qui attendait la petite si elle ne recevait pas de coûteux traitements d'ergothérapie.

L'ex-belle-mère d'Isabelle Lemay dit avoir vécu tellement d'inquiétudes, craignant de voir sa petite-fille coincée dans une chaise roulante pour le reste de ses jours.

Selon la preuve de la poursuite, l'argent soutiré aux proches n'a pas servi à défrayer les traitements, mais plutôt à payer différentes factures de la famille ainsi que des biens de luxe.

L'ex-conjoint d'Isabelle Lemay a raconté, dans une touchante lettre au juge Lemieux, comment il a été trompé par sa conjointe. «Madame Lemay a toujours réussi à obtenir ce qu'elle voulait par la manipulation, écrit-il. Toutes les raisons étaient bonnes pour emprunter de l'argent et moi je la croyais toujours.»

Avec une cote de crédit aujourd'hui «détruite», l'ex-conjoint et père de deux filles est prisonnier de plusieurs dettes d'Isabelle Lemay, contractées sous son nom. «J'essaye de sauver ce qu'il me reste et surtout mon honneur car je suis quelqu'un d'honnête», dit-il.

L'ex-conjoint affirme qu'il ne réussira jamais à pardonner à Isabelle Lemay «de s'être servie de la maladie de sa propre fille pour arriver à ses fins, à sa soif d'argent».

En plus de plaider coupable aux fraudes, Isabelle Lemay a reconnu avoir volé 2500$ à son employeur, un salon d'esthétique.

Au total, la fraudeuse, qui a depuis fait faillite, a remboursé environ 4000$ aux victimes.

Parce qu'elle a exploité sans gêne le bon côté de ses proches, l'emprisonnement dans la collectivité, tel que réclamé par la défense, n'aurait pas été suffisamment dissuasif, estime le juge Bernard Lemieux. «Il faut dissuader tous ceux qui abusent de la bonté et de la générosité de leurs proches, surtout des gens âgés», insiste le juge en imposant la peine de neuf mois de prison.

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