Un Cessna s'écrase à l'aérodrome de Neuville

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(Québec) Un Cessna Skyhawk avec quatre passagers à bord a connu des difficultés, ce matin, au décollage de l'aérodrome de Neuville. Le petit appareil s'est écrasé dans un boisé voisin. Il s'agit du second accident à survenir en quatre mois.

Même si les occupants de l'avion ont quitté... (Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur) - image 1.0

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Même si les occupants de l'avion ont quitté l'épave par eux-mêmes, trois d'entre eux ont été amenés à l'hôpital par mesure préventive. 

Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur

L'écrasement s'est produit peu après 8h au moment où l'aéronef venait de quitter la piste. Il semble que le pilote aurait bifurqué parce qu'il ne prenait pas suffisamment d'altitude et risquait peut-être de percuter les fils électriques ou la maison en bout de piste, qui bordent la route Gravel.

Le Cessna a heurté la tête d'au moins un arbre, lui faisant faire un brusque virage à 180 degrés, avant de terminer sa descente dans un nid d'arbustes. «Les occupants ont quitté la cabine par eux-mêmes et ont demandé de l'aide à l'aérodrome, explique Camil Côté, directeur des incendies à la Ville de Neuville.

Des ambulances ont été dépêchées sur place. Par mesure de précaution, trois des passagers ont été amenés à l'hôpital. Ils souffrent de blessures mineures.

 «Nous avons aussi été appelés pour un déversement d'essence, ajoute le chef pompier. Finalement, les réservoirs sont intacts et il n'y a pas de déversement au point de vue de l'environnement.»

Les conditions météorologiques ne semblent pas être en cause. Le Bureau de la sécurité des transports ouvrira une enquête. Le Soleil a tenté d'obtenir les commentaires d'un des responsables de l'aérodrome, Martin Mercier, qui a parlé aux victimes après l'écrasement. Celui-ci a refusé de nous parler.

Autre incident en novembre

C'est le second accident à survenir à l'aérodrome en seulement quatre mois. Le 15 novembre, un aéronef avec à son bord un instructeur et son élève ont connu des ennuis mécaniques, les obligeant à atterrir d'urgence le long de l'autoroute 40.

Cet autre accident cristallise davantage la peur des citoyens qu'un avion s'écrase sur une résidence du secteur. Des craintes qui avaient déjà été exprimées pour empêcher l'ouverture de l'aérodrome. «On y pense chaque jour, lance Albert Simard, dont la maison se situe à environ 200 mètres en bout de piste.

«Il y a aussi une centaine de maisons à environ 700 mètres. C'est sûr qu'il y a un enjeu de sécurité publique», renchérit Hugo Morin, autre citoyen membre du comité d'opposants. «C'est clair qu'il va y avoir d'autres accidents», laisse-t-il présager.

Jusqu'à maintenant, les doléances des citoyens n'ont jamais convaincu les autorités fédérales à mettre un frein aux activités de l'aérodrome. Mais M. Morin ne lâche pas prise et espère que leur voix finira par se faire entendre.

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