Tentative d'enlèvement à Saint-Brigitte-de-Laval: un malentendu au service de garde

Un portrait robot d'un suspect avait été diffusé... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Un portrait robot d'un suspect avait été diffusé à la suite de la tentative d'enlèvement, qui s'est finalement révélée un malentendu.

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(Québec) Une confusion au sein du personnel du service de garde de l'école primaire du Trivent, à Ste-Brigitte-de-Laval, est à l'origine de l'enquête pour tentative d'enlèvement menée par la Sûreté du Québec (SQ) ces trois dernières semaines. Une enquête entièrement basée sur «un malentendu», ont conclu les autorités.

Le 19 février, il est presque 17h. Un homme se présente au service de garde de l'école du Trivent affirmant venir récupérer son enfant, une jeune fille de cinq ans.

Des employés, qui demandent à l'homme de s'identifier comme le veut le protocole de l'institution, se méprennent sur l'identité de la gamine. Une confusion sur le nom de l'enfant demandé, selon une source digne de foi et près du dossier.

Pendant ce temps, le parent, qui venait effectivement chercher sa progéniture, repart avec l'élève par une autre porte alors que le personnel cherche toujours à démêler la situation. Les éducatrices sont convaincues qu'il a détalé sans avertissement et alertent la direction de l'école.

Devant cette anomalie, une plainte est déposée à la Sûreté du Québec pour tentative d'enlèvement d'enfant. «Ça se pourrait-tu que l'école était un petit peu mêlée...», a laissé entendre notre source.

Il n'y a dans les faits jamais eu d'intention criminelle chez le parent puisqu'il venait chercher son propre enfant. C'est d'ailleurs ce que la SQ a confirmé hier, par voie de communiqué.

«L'enquête a permis d'établir qu'il s'agit d'un malentendu et que cet individu venait récupérer son enfant. Les enquêteurs ont été en mesure de confirmer qu'il n'y avait donc pas eu de tentative de commission d'un acte criminel», peut-on y lire. Jamais il n'est fait mention de la nature même du malentendu dans le document officiel, qui mentionne que l'affaire est résolue.

De toute évidence, le suspect identifié, donc le parent qui n'a finalement rien à se reprocher, n'a pas eu conscience de ce qui s'est produit ce jour-là et était donc loin de se douter de la suite des choses. Un courriel a pourtant été envoyé aux parents des 472 élèves inscrits au Trivent le lendemain de l'incident.

Neuf jours après le début de l'enquête, un portrait-robot du suspect a été diffusé par la division des enquêtes criminelles de la SQ et distribué au plus grand nombre de parents possible. Dur de dire s'ils l'ont tous reçu.

Durant cette journée de terrain, un poste de commande de la SQ a été installé à Ste-Brigitte-de-Laval, des policiers ont sillonné commerces et résidences afin de distribuer l'image du suspect, élaborée grâce aux informations de témoins rencontrés par les enquêteurs.

Personne n'a allumé avant? Aucun membre du personnel du service de garde n'a reconnu le parent? Quand a-t-on réussi à identifier le fameux papa? La SQ n'était pas en mesure de divulguer ces informations, hier. «Tout est dans le communiqué», a-t-on répondu au Soleil.

Toujours en réaction à cette fausse tentative d'enlèvement, la directrice de l'école du Trivent, Denise Lefrançois, a fait installer deux caméras aux entrées du service de garde, question de resserrer la sécurité autour de son établissement et de rassurer les parents.

D'autres institutions ont emboité le pas à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries. Le tout justifié par le cas de Ste-Brigitte-de-Laval.

Jean-François Parent, porte-parole de la commission scolaire, a affirmé hier que ces mesures étaient prévues avant l'incident du 27 février. «On avait déjà commencé à resserrer au cours des dernières années», a-t-il dit. «On avait seulement quatre ou cinq écoles qui n'avaient pas de système sécurisé. On a simplement accéléré le processus [après Ste-Brigitte-de-Laval].»

M. Parent n'était pas au courant que tout était basé sur une confusion, lorsque joint hier. Il a toutefois salué la décision du personnel. «Au moment où eux ont fait ça [la plainte à la police], personne a dit qu'il y avait une erreur. [...] On ne sera jamais trop vigilant.»

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