Trafic de drogue sous couvert d'entretien ménager

Le réseau de vente de drogue, que la... (Photo d'archives)

Agrandir

Le réseau de vente de drogue, que la police lie aux Dark Soul's, club de motards sympathisant des Hells Angels, écoulait un kilo de cocaïne par semaine à Québec.

Photo d'archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le réseau de vente de drogue des ligues majeures démantelé par les policiers de Québec à la fin février se cachait - plus ou moins habilement - derrière la façade d'une entreprise d'entretien ménager.

L'enquête sous remise en liberté d'Anick Tremblay, 36 ans, la codirigeante du réseau selon la poursuite, a permis de mieux mesurer l'ampleur de la frappe baptisée «Hisser» par la police de Québec.

Le réseau, que la police lie aux Dark Soul's, club de motards sympathisant des Hells Angels, écoulait un kilo de cocaïne par semaine à Québec. Il vendait plusieurs types de drogue et même des médicaments d'ordonnance.

Indice de la popularité du réseau, près de 58 000 appels téléphoniques ont été faits au numéro central des trafiquants en l'espace de quatre mois, soit 450 appels par jour.

Selon la poursuite, les vendeurs de drogue utilisaient un système complexe de répartition des appels pour éviter que l'un de leurs 40 téléphones cellulaires soit pisté par la police.

Au total, 19 individus, dont un mineur, ont été arrêtés et accusés.

Tentant de reprendre sa liberté durant les procédures, Anick Tremblay a fait valoir que si on la voyait, sur les images de filature, visiter plusieurs adresses perquisitionnées par la police, c'est qu'elle faisait du travail d'entretien ménager.

«Une grossière façade»

Questionnée par le procureur de la Couronne Me Guillaume Michaud, la femme était toutefois incapable de donner son chiffre d'affaires ou le nombre de ménages hebdomadaires effectués.

L'entretien ménager n'est qu'une grossière façade, plaide MeMichaud. «Ils engageaient eux-mêmes une dame pour faire le ménage tellement la compagnie de ménage n'existe pas», note-t-il.

Même si elle a seulement été condamnée pour une possession simple de cocaïne - pour laquelle elle a obtenu une absolution inconditionnelle -, Anick Tremblay est loin d'être une simple spectatrice, allègue la poursuite.

«Depuis 10 ans, il y a du trafic de drogue à sa maison de la rue Seigneuriale à Beauport», insiste le procureur de la Couronne. «Madame change de conjoint, mais bizarrement, la drogue reste.»

Devant la sophistication du réseau et la peine minimale de deux ans qui pend au bout du nez de l'accusée si elle est reconnue coupable, le juge René De La Sablonnière a préféré la garder derrière les barreaux jusqu'à la fin du procès.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer