Une enseignante acquittée de voies de fait sur une élève

Le juge Boulet a qualifié de «sincère, crédible...

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Le juge Boulet a qualifié de «sincère, crédible et fiable» le témoignage de l'enseignante, qui avait bien résisté à un contre-interrogatoire serré de la poursuite.

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(Québec) Line Fournier, ex-enseignante de l'école primaire La Passerelle de Lac-Saint-Charles, a été acquittée de l'accusation d'avoir frappé une fillette de sept ans. Le juge a cru sa défense de geste accidentel.

Lors d'un cours d'informatique particulièrement tumultueux en novembre 2013, Line Fournier, 52 ans, enseignante, mais surtout orthopédagogue, a voulu maîtriser une fillette agitée en lui prenant le menton pour qu'elle la regarde. Selon la version retenue par le juge Christian Boulet, l'enseignante s'est retrouvée à lui donner sans le vouloir une gifle sur la joue.

La petite fille, qui a témoigné au procès, a pensé que son enseignante avait fait exprès.

Le juge Boulet a qualifié de «sincère, crédible et fiable» le témoignage de l'enseignante, qui avait bien résisté à un contre-interrogatoire serré de la poursuite. «Même la description des gestes faite par l'enfant appuie la version de la défenderesse», a ajouté le magistrat avant de prononcer l'acquittement sur l'accusation de voies de fait.

L'enseignante n'a eu aucune réaction dans la salle d'audience. Selon son avocate, Me Susan Corriveau, ce verdict est une véritable libération pour sa cliente, une dame sans antécédent judiciaire, «qui adore les enfants», précise la procureure.

La petite fille a changé d'école après les événements, et Line Fournier a aussi été transférée dans un nouvel établissement, où elle occupe un poste d'orthopédagogue.

Après avoir défendu quelques enseignants au cours des années, Me Corriveau en vient à considérer cette profession comme un métier risqué pour les poursuites judiciaires. «On a toujours voulu que nos enseignants soient proches de nos enfants, qu'ils les touchent, qu'ils leur donnent de l'affection qu'ils ne retrouvent pas toujours à la maison, insiste l'avocate. Aujourd'hui, on empêche les enseignants de leur donner ce dont ils ont besoin et c'est dommage.»

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