Frappe de l'UPAC: une nouvelle brique pour EBR

Le propriétaire et président d'EBR, Denis Blais... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Le propriétaire et président d'EBR, Denis Blais

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) «Jamais j'aurais pensé ça de lui. Jamais, jamais, jamais, jamais. J'ai hâte de voir l'enquête, ce qui va se dérouler. Jean-François... c'est comme un rêve. Ça se peut pas. Est-ce qu'il est victime dans ça, est-ce qu'il a été manipulé... Je ne sais pas, mais c'est pas lui.»

Dans la salle de réunion d'EBR, rue Jean-Perrin, le propriétaire et président Denis Blais est incrédule en parlant de Jean-François Robidas. Ancien actionnaire de la firme informatique, ce dernier est redevenu employé à la suite d'une restructuration menée à l'automne sous l'oeil attentif de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Mercredi, cet homme en qui Denis Blais avait confiance, qui était toujours son vice-président aux ventes, a été arrêté pour fraude, complot et abus de confiance. C'est la deuxième fois en moins d'un an que cela arrive. En juin, le cofondateur d'EBR, Mohamed El Khayat, a aussi été coincé par l'UPAC. Encore mercredi, son nom figurait sur la liste des accusés.

Denis Blais a comparé la première arrestation de Mohamed El Khayat à «une bombe», celle de Jean-François Robidas à «une surprise, un choc». «Avec tout ce qui est arrivé, je suis devenu méfiant», a-t-il admis en fin de journée, sous le regard attentif d'un conseiller en communication.

L'homme d'affaires, désormais seul maître à bord avec sa fille, qui est notaire, croit toutefois que ce genre d'événements «ne peut plus arriver» en raison des mesures de contrôle et du code d'éthique - que Jean-François Robidas avait signé - mis en place récemment.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, n'a pas caché sa surprise mercredi de voir que Informatique EBR avait reçu de l'AMF son certificat d'autorisation pour soumissionner sur des contrats gouvernementaux, alors que El Khaiat est accusé depuis l'été 2014 relativement à la présumée fraude au ministère de la Sécurité publique. Le ministre a dit vouloir obtenir des explications de l'AMF à ce sujet.

«Pas pour mes beaux yeux»

L'autorisation, «ils ne m'ont pas donné ça pour rien, ce n'est pas pour mes beaux yeux», insiste M. Blais, au sujet de la décision de l'AMF. Il salue la rigueur du processus et ne voit pas comment il pourrait être recalé pour des événements passés dont il jure n'avoir jamais eu connaissance. «Ça nous permet, les dirigeants comme moi, d'être vigilants et d'être protégés», va-t-il jusqu'à saluer.

À l'AMF, le porte-parole Sylvain Théberge a indiqué que le dossier serait réexaminé à la lumière des plus récentes accusations. «La loi nous permet de revenir sur une décision d'autorisation», a-t-il souligné, sans présumer que ce serait le cas. Le dossier sera étudié rapidement, a assuré M. Théberge, sans s'avancer sur un nombre de jours ou de semaines. Dans l'intervalle, EBR peut faire affaire avec le gouvernement. 

L'UPAC et les autres branches policières collaborent avec l'AMF avant la délivrance des autorisations, mais les enquêtes en cours ne sont jamais ébruitées pour éviter de nuire à leur déroulement.

Avec La Presse Canadienne

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer