Fouille à nu: débat à huis clos, décision à venir

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L'avocat de la mère de l'étudiante et les cinq procureurs de la commission scolaire de la Capitale ont débattu tout l'après-midi mercredi d'une requête en injonction provisoire visant à ramener la jeune fille de 15 ans à son école, d'où elle a été expulsée le 12 février.

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(Québec) L'adolescente fouillée à nu parce que la direction de l'école secondaire Neufchâtel la soupçonnait de vendre de la drogue saura au cours des prochaines heures si elle pourra réintégrer l'établissement scolaire.

L'avocat de la mère de l'étudiante et les cinq procureurs de la commission scolaire de la Capitale ont débattu tout l'après-midi mercredi d'une requête en injonction provisoire visant à ramener la jeune fille de 15 ans à son école, d'où elle a été expulsée le 12 février.

Le débat judiciaire par moment enflammé s'est fait à huis clos, sans que les médias puissent en rapporter la teneur. Étonnamment, c'est l'avocat représentant la jeune fille, Me François-David Bernier, qui a réclamé d'entrée de jeu le huis clos pour protéger l'identité de sa cliente. «On ne veut pas que cette jeune fille-là soit harcelée sur la rue et que ça vie devienne un enfer», plaide Me Bernier.

En point de presse avec les journalistes, Me Bernier a affirmé qu'il ne craignait pas que le public entende le portrait fait de sa cliente, mais qu'il avait peur des malentendus. «C'est trop facile de mal comprendre ce qui se passe», allègue l'avocat.

Le procureur de la commission scolaire de la Capitale, Me Bernard Jacob, a rapidement remis sous le nez de son vis-à-vis le fait que, depuis un mois, l'avocat de la jeune fille a multiplié les entrevues avec les médias. 

«Ça fait un mois que ma cliente se fait diffamer sur la place publique et ne peut réagir, lance MJacob. La commission scolaire a le droit de se défendre de manière publique.»

Litige privé devenu public

L'avocat de la commission scolaire affirme que sa cliente avait des «motifs sérieux» d'agir comme elle l'a fait.

L'histoire de la fouille à nu à l'école secondaire Neufchâtel n'est plus depuis longtemps un litige privé, mais bien un débat public, ajoute Me Jacob. «Il y a même un ministre de l'Éducation qui a dû démissionner à cause de ça!»

Après avoir pris un moment de réflexion, le juge Bernard Godbout de la Cour supérieure a accepté le huis clos. «À ce moment-ci, on est à une étape préliminaire, la prudence s'impose», a tranché le magistrat.

Le procureur de la commission scolaire conteste la recevabilité de la requête en injonction et affirme que cette démarche est carrément inutile. «Cette enfant-là serait à l'école aujourd'hui si mon confrère n'était pas intervenu pour faire échouer l'entente avec les parents.»

Entente niée

Selon la commission scolaire, la mère avait accepté que sa fille soit déménagée dans un autre établissement d'enseignement spécialisé pour les élèves ayant des troubles d'apprentissage. Par la bouche de son avocat, la mère nie aujourd'hui toute entente.

Dans sa poursuite civile contre l'école secondaire, sa directrice et la commission scolaire, la mère de l'adolescente réclame aussi des dommages-intérêts et des dommages exemplaires, mais aucun montant n'est encore fixé. 

Avec Patricia Cloutier

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