Frappe de l'UPAC en informatique: Martin Coiteux se félicite

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«Le système que nous avons mis en place porte ses fruits, il fonctionne!» s'est exclamé le président du Conseil du trésor Martin Coiteux.

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(Québec) Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, se réjouit de la frappe de l'UPAC, qui a mis la main au collet de sept individus mercredi matin. Selon lui, cette nouvelle devrait rassurer tout le monde. «Le système que nous avons mis en place porte ses fruits, il fonctionne!» s'est-il exclamé en point de presse.

Au côté du ministre des Finances Carlos Leitão, M. Coiteux a souligné qu'il fallait toutefois éviter de généraliser et de «jeter le bébé avec l'eau du bain» lorsqu'on parle du secteur informatique au Québec. Il veut continuer de «faire affaire avec une panoplie de joueurs intègres et compétitifs dans ce domaine».

Même prudence du côté des employés de l'État. «Je ne suis pas prêt à présumer que tous nos employés sont des fraudeurs», a souligné M. Leitão, faisant remarquer que sur les 11 000 employés de Revenu Québec, seulement deux ont été arrêtés.

Chez les partis d'opposition toutefois, on s'impatiente. Autant la Coaliton avenir Québec (CAQ) que le Parti québécois ont redemandé au gouvernement Couillard de déclencher une commission d'enquête indépendante sur le secteur des contrats informatiques. 

Un remède à donner

«Il y a plusieurs similitudes entre ce qui se passe dans le milieu de l'informatique et ce qui se passait dans le milieu de la construction», a martelé Éric Caire, de la CAQ, qui souhaite voir le remède «commission Charbonneau» s'appliquer encore une fois.

Par voie de communiqué, le député Sylvain Roy, du Parti québécois, a déploré le manque de vision globale du gouvernement en ce qui a trait à l'informatique. Il lui demande de saisir «la perche que nous lui tendons» pour déclencher une commission d'enquête. 

Une perche qui a immédiatement été rejetée par Martin Coiteux. Selon lui, si les députés de l'opposition sont au courant de malversations dans le monde de l'informatique, ils n'ont qu'à appeler l'UPAC.

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