Disparition de Florence Arthaud: «Elle aimait se faire la vie dure»

Florence Arthaud en 1997... (Archives AFP)

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Florence Arthaud en 1997

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(Québec) La mort tragique de Florence Arthaud, figure marquante du monde de la voile, a des échos jusqu'au Québec. À deux reprises, la célèbre navigatrice française décédée lundi soir, dans un crash d'hélicoptère en Argentine, avait participé à la transat Québec-Saint-Malo, ravissant la seconde place en 1992. «C'était une battante, elle aimait les défis et se faire la vie dure», lance Sylvain Gagné, président de Voile internationale Québec.

Sans être un familier de celle qu'on surnommait «la petite fiancée de l'Atlantique», M. Gagné se souvient de l'avoir croisée au départ de la Route du Rhum, à Saint-Malo, l'automne dernier. Dans un milieu majoritairement masculin, la femme de 57 ans avait réussi à faire sa place à force de persévérance. «Elle voulait courir comme un mec.»

Mylène Paquette, première Nord-Américaine à traverser l'Atlantique à la rame en solitaire, à l'automne 2013, s'est reconnue dans la détermination de Florence Arthaud à surmonter les obstacles, dans un milieu «vraiment macho» où «les commentaires misogynes» sont légion. «Une femme a beau avoir fait sa place, on sent qu'on dérange. Il faut être forte pour tenir tête à tout ça.»

La navigatrice québécoise avait croisé Florence Arthaud à deux reprises au Salon nautique de Paris. «Je n'ai pas de souvenirs très précis de ces rencontres. Elle était un peu distante, sans doute parce qu'elle était blasée de ces grands événements.» N'empêche, elle avoue s'être reconnue dans son parcours de vie, elle qui se sentait plus à l'aise à relever les défis que sur un banc d'école.

«Il est quand même assez ironique et troublant d'apprendre qu'elle est morte dans un accident où elle n'avait aucun contrôle», poursuit Mylène Paquette, soulignant la totale opposition avec la vie en solitaire, en pleine mer.

Du caractère

«C'était une très grande vedette. Une navigatrice qui avait du caractère et qui s'imposait beaucoup. Elle était capable de courir au même niveau que les hommes», ajoute le skipper lévisien Georges Leblanc, saluant son exploit d'avoir été la première femme à gagner la Route du Rhum en solitaire, en 1990, «une course très difficile où la météo n'est pas toujours clémente». En cela, croit-il, Florence Arthaud a pavé la voie à d'autres femmes dans la conquête des océans, comme Catherine Chabaud et Ellen MacArthur. 

Au final, Florence Arthaud aura pris part à quatre reprises à cette éreintante compétition, enregistrant un chrono de 14 jours, 10 heures et 10 minutes lors de sa victoire. Outre sa seconde place en 1992, à la Transat Québec-Saint-Malo, la disparue avait également participé à l'épreuve de 1984, à titre d'équipière.

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