Le citoyen souverain derrière les barreaux jusqu'à la fin des procédures

Alain Painchaud, le citoyen souverain... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Alain Painchaud, le citoyen souverain

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le citoyen souverain Alain Painchaud, tout juste déporté des États-Unis où il avait fui sur la route de l'exil, s'est vu refuser lundi tout cautionnement.

«Il y a plus qu'une probabilité marquée, il y a une certitude que, si vous êtes remis en liberté, vous allez tenter de fuir l'administration de la justice», a lancé le juge René De La Sablonnière à l'accusé.

Alain Painchaud, 45 ans, fait face à une douzaine d'accusations, notamment importation de médicaments, mauvais entreposage d'arme à feu et entrave au travail des agents des services frontaliers.

Le 26 novembre dernier, Painchaud s'envole de l'aéroport Jean-Lesage à bord d'un avion de la compagnie aérienne United à destination de Chicago. «Après toutes ces atteintes injustifiées-injustifiables à mes droits et libertés garantis comme citoyen canadien, toutes ces poursuites de la Couronne sans fondement, toutes ces agressions, j'ai fait une demande de réfugié politique», écrivait alors sur Facebook l'homme, qui souhaitait ultimement rejoindre sa conjointe et sa fille en Thaïlande.

Passeport contrefait

À l'aéroport O'Hare, les douaniers américains ont constaté que le passeport utilisé par Painchaud était un document contrefait.

Selon le résumé fait par la poursuite, le citoyen souverain, privé de son document officiel depuis le début des procédures criminelles, avait découpé une vieille page couverture de passeport et l'avait collée sur des photocopies en couleur de pages intérieures. «M. Painchaud a avoué que c'est lui qui l'a fabriqué», a indiqué la procureure de la Couronne Me Caroline Munger.

Alain Painchaud a été emprisonné aussitôt dans une prison de la région de Chicago. Selon l'accusé, les autorités américaines l'ont gardé détenu trois mois en l'obligeant à passer à travers un processus de réfugié. «Je ne souhaitais même pas le faire et ils se sont rendu compte que ce n'était pas accessible aux citoyens canadiens», a indiqué Alain Painchaud.

Radié de l'Ordre des ingénieurs du Québec, Alain Painchaud est toujours propriétaire de sa résidence de la rue Sasseville à Sainte-Foy, devenue le territoire de sa république après sa déclaration de souveraineté, mais il n'a plus le droit d'y habiter depuis un jugement obtenu par son créancier hypothécaire.

Alain Painchaud avait été remis en liberté sur engagement une première fois en avril 2014 après son arrestation.

Il avait aussi pu obtenir un cautionnement en septembre lorsqu'il avait été accusé de non-respect d'engagement, après avoir tenté d'obtenir un nouveau passeport canadien.

Le juge René De La Sablonnière a aussi ordonné lundi que le citoyen souverain subisse l'examen sur la responsabilité criminelle déjà ordonnée par son collègue le juge Michel Babin, au terme du procès.

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