Deux agressions au couteau en 12 heures

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La victime a été transporté à l'hôpital où on ne craint pas pour sa vie.

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(Québec) Deux femmes, potentiellement intoxiquées et armées d'un couteau, ont agressé deux hommes samedi sur le territoire de la ville de Québec. Des crimes très similaires qui ont été commis à près de douze heures d'intervalle, dans Limoilou en matinée et dans le quartier de Duberger-Les-Saules en soirée.

Les deux drames seraient vraisemblablement causés par des chicanes de couple. Dans le premier cas, il s'agit d'un homme de 31 ans qui a été agressé aux alentours de 9h sur la rue des Ormes dans Limoilou. Blessé au visage, il s'est réfugié dans un dépanneur de la 1re Avenue où il a confié au commis avoir été attaqué par sa conjointe. Une femme de 34 ans a été arrêtée par les policiers peu de temps après.

«Je me suis fait agresser par une folle!» a lancé la victime lorsqu'il a fait irruption dans le dépanneur situé à deux coins de rue de l'appartement où il a été attaqué. Encore sous le choc, le commis raconte avoir aidé le blessé qui saignait au visage. Il lui a notamment fourni des serviettes dans l'attente des ambulanciers. La victime, potentiellement intoxiquée, a reçu quatre coups de couteau à l'oeil droit, a indiqué le superviseur de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la région de Québec, Rémi Chouinard-Pelletier. L'homme a reçu son congé de l'hôpital en après-midi.

Au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), la porte-parole, Marie-Ève Painchaud, ne confirme pas que les deux individus étaient en union, mais indique qu'ils étaient «des connaissances». La femme a été arrêtée au 24, rue des Ormes, où l'agression s'est produite. Des accusations d'agression armée ou de tentative de meurtre pourraient être portées contre elle. La suspecte pourrait comparaître demain matin au palais de justice de Québec.

Un secteur de moins en moins paisible

Un voisin qui habite de l'autre côté de la rue depuis 25 ans raconte avoir récemment eu une altercation avec la suspecte qui habitait le rez-de-chaussée. «J'étais en train de déneiger et elle m'a crié par la fenêtre d'arrêter de faire du bruit. Il était 9h du matin et je lui ai dit d'aller se recoucher», a relaté l'homme d'un certain âge qui préfère conserver l'anonymat. «Ça arrive souvent que ça crie dans cet appartement-là», a-t-il ajouté, se disant peu surpris des événements de la matinée.

Émile Picard, voisin immédiat du 24, rue des Ormes, déplore le changement de clientèle du quartier, autrefois paisible. «Ici, depuis dix ans, c'est le jour et la nuit. Avant, c'était tranquille. Maintenant, il y a toujours la police. Je ne me cache pas, je commence à penser à vendre», a confié l'homme qui habite sa résidence depuis 1979. D'autres résidents de la rue ont également remarqué que le secteur brasse davantage qu'autrefois et que les locataires de l'immeuble où se sont produits les événements changent fréquemment.

Violence conjugale

Tout le contraire des lieux du second crime, qui s'est produit au 2645, boulevard Père-Lelièvre vers 20h45. Une femme dans la quarantaine s'en est pris à un homme dans la cinquantaine dans un des condos du complexe habité essentiellement par des résidents à la retraite. La victime, blessée à la jambe, a été transportée à l'hôpital où on ne craint pas pour sa vie, a indiqué le lieutenant du SPVQ Sylvain Vallières.

La suspecte, qui semblait intoxiquée, a quant à elle tenté de prendre la fuite. Elle a été arrêtée non loin de l'immeuble quelques minutes plus tard. Le lieutenant Vallières confirme que le drame aurait été causé par une histoire de violence conjugale.

«Je suis très surprise!» s'est exclamée Suzanne, une résidente des lieux depuis 17 ans. Selon elle, l'endroit est excessivement tranquille puisque la majorité des résidents sont des propriétaires de condos. «C'est la première fois que j'entends parler de quelque chose comme ça», a-t-elle renchéri, ajoutant que les événements étaient certainement «exceptionnels». Même son de cloche chez un autre occupant à qui Le Soleil a appris la nouvelle. «Nous sommes tous ou presque dans la soixantaine avancée», s'est-il exclamé. Selon lui, le complexe compte environ 90 unités d'habitation.

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