Un beau-père accusé d'attouchements nie tout

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Lors du procès qui a duré une seule journée vendredi, au palais de justice de Québec, l'accusé a tout nié. Il se souvient d'avoir écouté la télévision avec sa belle-fille sur les genoux, sans plus.

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(Québec) Accusé de contacts sexuels sur son ex-belle-fille, un homme de 49 ans de Québec se défend en prétendant que cette affaire a été montée contre lui par pure vengeance.

L'histoire remonte à 2001, alors que la mère de la présumée victime, dont on doit taire l'identité, emménage avec son nouveau conjoint. Dès le départ, la relation entre le travailleur en informatique et sa belle-fille, alors âgée de huit ans, est tendue.

Entre 2001 et 2005, il arrivait souvent à la mère fonctionnaire de faire des heures supplémentaires tard le soir. Le beau-père aurait à quelques reprises demandé à l'enfant de s'asseoir sur ses genoux alors qu'il écoutait la télévision. Il en aurait alors profité pour mettre sa main dans le pantalon de sa belle-fille et lui toucher la vulve, sans faire de mouvement. Il lui aurait aussi touché les seins à l'occasion. Aucun mot n'était alors échangé. Lorsque ça s'arrêtait, la préadolescente se réfugiait dans sa chambre ou dans la salle de bains pour pleurer.

Lors du procès qui a duré une seule journée hier, au palais de justice de Québec, l'accusé a tout nié. Il se souvient d'avoir écouté la télévision avec sa belle-fille sur les genoux, sans plus.

Selon le récit de la victime, les contacts sexuels auraient cessé sans raison apparente lorsqu'elle avait 12 ou 13 ans. Elle n'en aurait pas parlé pour ne pas briser le «contexte familial».

Vers l'âge de 16 ans, la jeune fille se fait un copain. Après trois semaines de fréquentations, ils commencent à parler d'avoir des relations sexuelles. C'est à ce moment qu'elle déballe son sac pour la première fois, en larmes. Trop bouleversé pour assister à son cours, son copain se rend immédiatement au poste de police pour porter plainte. Appelé à la barre hier, l'ex-copain a indiqué que la victime était fâchée à l'époque qu'il soit allé tout raconter à la police sans lui en parler.

La mère et le beau-père se séparent en 2009, à la suite de cet épisode. Ils recommencent toutefois à se voir en 2010, avant de se séparer une deuxième fois à l'été 2012, parce que monsieur s'intéresse à une nouvelle femme. Sa conjointe, fâchée, lui écrit alors un courriel, qui a été déposé en preuve par l'avocat de la défense, Me Rénald Beaudry: «Les gens vont savoir t'es qui toi, tu t'en clairera [sic] pas de même». Lors de son témoignage, la mère a reconnu qu'elle faisait alors référence au fait qu'il aurait touché à sa fille.

La mère a ensuite enclenché de nouvelles procédures judiciaires. Sa fille a consenti, de son plein gré, à enregistrer une deuxième plainte.

La procureure de la Couronne, Me Rachel Gagnon, a tenu à souligner qu'il ne fallait pas mêler les intentions de la mère et de la fille. Le juge Rosaire Larouche a pris la cause en délibéré et rendra son jugement le 24 avril.

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