Le «bourreau de Saint-Sauveur» écope quatre ans et demi

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Raymond Vézina avait plaidé coupable en janvier à 10 chefs d'accusation de voies de fait et de voies de fait avec lésions commis entre 1968 et 1981 alors qu'il était résident du quartier Saint-Sauveur à Québec.

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(Québec) Celui qui avait été surnommé «le bourreau de Saint-Sauveur», lors de son arrestation, a reçu une peine de quatre ans et demi de prison pour les sévices physiques qu'il a fait subir à cinq victimes d'âge mineur sur une période de 13 ans, principalement dans les années 70.

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La procureure de la Couronne au dossier, Me Nathalie Leroux, a répété, ce matin, devant la Cour, que le ministère public avait dû abandonner une vingtaine de chefs, dont plusieurs de nature sexuelle, à la suite de l'enquête préliminaire. 

Le Soleil, Patrice Laroche

L'homme de 75 ans avait plaidé coupable en janvier à 10 chefs d'accusation de voies de fait et de voies de fait avec lésions commis entre 1968 et 1981 alors qu'il était résident du quartier Saint-Sauveur à Québec.

La procureure de la Couronne au dossier, Me Nathalie Leroux, a répété, jeudi, devant la Cour, que le ministère public avait dû abandonner une vingtaine de chefs, dont plusieurs de nature sexuelle, à la suite de l'enquête préliminaire.

«Au terme d'un procès, la preuve aurait été difficile à faire en raison de certaines contradictions dans le témoignage des victimes», a-t-elle dit au juge Bernard Lemieux. C'est d'ailleurs ces accusations retirées qui avaient valu à Vézina le qualificatif de «bourreau de Saint-Sauveur».

Dans les faits rapportés, il a déjà été prouvé que l'accusé punissait ses victimes à coups de poing et de pied, ainsi qu'en se servant d'un débouchoir à ventouse, d'un balai, d'une palette de bois et d'une ceinture. Me Leroux a indiqué que les sévices subis ont des répercussions sur les victimes encore aujourd'hui. «Elles ont provoqué des lésions psychologiques, comme des problèmes de toxicomanie, de l'anxiété et de la détresse psychologique.»

Le magistrat a accepté la suggestion commune de la Couronne et de la défense, qui réclamaient quatre ans et demi de prison. Se tournant vers l'accusé, il lui a demandé s'il voulait s'exprimer devant la Cour. Vézina a répondu «qu'il n'avait rien à dire». Lors du prononcé de la sentence, le juge Lemieux lui a rappelé qu'il avait «commis des infractions graves qui perturbent encore aujourd'hui les victimes qui doivent vivre avec des séquelles».

Raymond Vézina a été arrêté le 14 juin 2013. Depuis, il est demeuré incarcéré. En considérant le fait qu'il a déjà passé un an et huit mois en prison, l'équivalent de deux ans et demi en détention préventive, il lui reste deux ans moins un jour à faire derrière les barreaux. Il purgera sa peine dans un établissement provincial.

Comme il s'agit de «crimes d'époque», la peine correspond à ce que prévoyait le Code criminel pour des crimes similaires il y a 30 ans. Vézina aurait pu recevoir une peine beaucoup plus sévère s'il avait commis ses crimes aujourd'hui.

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