Dénoncé à la police, un ingénieur poursuit sa psychologue

François Daigle reproche à sa psychologue d'avoir «levé... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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François Daigle reproche à sa psychologue d'avoir «levé de façon fautive son secret professionnel» en le dénonçant à la police.

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(Québec) Un ingénieur de formation accusé d'avoir voulu faire exploser son bureau de consultants poursuit en justice la psychologue qui l'a dénoncé à la police.

François Daigle, 37 ans, titulaire d'un baccalauréat en génie physique et sans antécédent judiciaire, a été arrêté par les policiers le 1er mars 2012 et accusé de menace et de possession de substances explosives dans l'intention de blesser autrui.

Quelques heures plus tôt, il avait confié à sa psychologue, Claudine Lepage, avoir eu des pensées très sombres et imaginé un plan de destruction de son bureau d'ingénieurs.

Selon la preuve rapportée au procès il y a déjà quelques mois, Daigle avait vécu beaucoup de frustration à son travail et imaginé un moyen d'éliminer des employés en plaçant une bombe dans le cabinet de toilette.

En fouillant le bureau et le sous-sol de l'ingénieur, les policiers ont trouvé diverses substances qui peuvent devenir des explosifs, notamment du nitrate d'ammonium, des cristaux de soude et de l'acide chlorhydrique et sulfurique.

Le nitrate d'ammonium, mélangé à du diesel, avait notamment été utilisé lors des attentats d'Oklahoma City, avait indiqué la poursuite, en insistant sur le potentiel explosif important des substances trouvées chez l'ingénieur.

Selon la preuve de la poursuite, Daigle avait aussi modifié une cocotte-minute et un compresseur. «On dépasse le fantasme et la lubie et on s'approche beaucoup trop du réel et du passage à l'acte», avait plaidé le procureur de la Couronne, Me Jean-Philippe Robitaille.

L'avocat de Daigle, Me Maxime Roy, avait rétorqué que, pour son client, trouver des moyens d'éliminer la source de ses frustrations n'était qu'un mécanisme de défense, pas une réelle intention de faire du mal. «Il ne faut pas le punir pour ce qu'il aurait pu faire», avait fait valoir Me Roy.

La juge Marie-Claude Gilbert, qui a entendu le procès, devrait rendre son jugement le 23 mars. Avant même de connaître son sort, François Daigle a déposé le 26 février en Cour du Québec une poursuite de 30 000 $ contre la psychologue Claudine Lepage à qui il reproche d'avoir «levé de façon fautive son secret professionnel» en le dénonçant à la police.

Dans sa requête, François Daigle affirme qu'il avait décidé de prendre les moyens afin de ne jamais «accomplir les idées noires qui l'obsédaient» et c'est pour cette raison qu'il avait consulté des psychologues.

Il voulait comprendre pourquoi il avait eu de telles pensées et éviter qu'elles ne reviennent, affirme-t-il dans sa requête.

En plus de l'indemnité, François Daigle réclame une lettre d'excuse de la psychologue, publiée dans les 15 premières pages du journal Le Soleil.

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