Quatre ans de prison pour avoir battu sa conjointe enceinte

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La jeune femme a été régulièrement poussée, bousculée, giflée, prise à la gorge, a reçu des coups de tête et a été menacée de mort par Éric Turgeon (photo), rappelle la juge.

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(Québec) Un homme de 41 ans, Éric Turgeon, vient d'être condamné à une lourde peine de quatre ans de pénitencier pour avoir battu une ex-conjointe, même lorsque celle-ci était enceinte de sept mois.

La juge Christine Gosselin n'a pas mâché ses mots envers Éric Turgeon, un récidiviste de la violence conjugale. «Refusant de reconnaître son problème de violence, il constitue une menace pour la collectivité, ce qui milite en faveur d'une peine plus sévère», écrit la juge Gosselin, dans une cinglante décision longue de 15 pages.

Durant deux ans et demi, dans une relation marquée de plusieurs ruptures, Turgeon s'en est pris à sa conjointe de l'époque ainsi qu'au fils de sept ans de cette dernière. La jeune femme a été régulièrement poussée, bousculée, giflée, prise à la gorge, a reçu des coups de tête jusqu'à s'évanouir et a été menacée de mort.

À une occasion, alors que la femme est enceinte de sept mois, Turgeon la frappe au visage avec une telle violence qu'elle aura une dent cassée. Coincée contre un congélateur, la jeune femme ne peut éviter les claques. Elle s'en tire avec des marques au visage et une oreille ensanglantée.

Le lendemain, une nouvelle querelle éclate dans l'auto du couple. Turgeon frappe la tête de sa conjointe contre la vitre de la portière, puis contre le volant.

À une autre période, Turgeon force sa conjointe à avoir des relations sexuelles en présence de leur jeune enfant.

Encore aujourd'hui, la jeune femme vit avec de nombreuses séquelles physiques et psychologiques, notamment des troubles alimentaires, des terreurs nocturnes, des migraines et de l'hypervigilance. Elle n'a jamais pu reprendre le travail en raison d'un choc post-traumatique.

Éric Turgeon a été reconnu coupable en septembre 2013 de voies de fait, de voies de fait avec lésions, de menaces et d'agression sexuelle. Il a clamé son innocence jusqu'au bout, plaidant la légitime défense. «L'accusé ne se reconnaît aucune responsabilité et blâme la victime, écrit le juge. Il se présente même en victime.»

L'accusé n'éprouve aucun remords et ne fait preuve d'aucune empathie, s'acharnant même à dénigrer la victime, ajoute la juge.

Turgeon, qui vit aujourd'hui dans Les Laurentides, a refait sa vie avec une nouvelle conjointe. Depuis 2003, il a été condamné à six reprises, notamment pour des crimes de violence conjugale. Il présente toujours un risque élevé de récidive, ont évalué les agents de probation.

La poursuite, qui réclamait une peine de cinq ans de détention, a qualifié d'«excellente», la décision de la juge Gosselin. «La juge a rappelé à quel point la dissuasion et la dénonciation sont des facteurs qui doivent primer en matière de violence conjugale», souligne la procureure de la Couronne Me Nathalie Leroux. «La société s'attend à ça.»

De son côté, la défense jugeait appropriée une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité.

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