Tentative d'enlèvement à Sainte-Brigitte: l'école du Trivent sous tension

En plus de la surveillance accrue à l'école... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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En plus de la surveillance accrue à l'école primaire du Trivent, les enquêteurs de la SQ ont interrogé un à un les membres du personnel, vendredi, leur présentant un portrait-robot du suspect.

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(Québec) La direction de l'école primaire du Trivent, à Sainte-Brigitte-de-Laval, est toujours «sous tension» une semaine après la tentative d'enlèvement d'une élève à son service de garde. La sécurité de l'établissement a été augmentée, des caméras de surveillance seront installées et un portrait-robot du suspect a été présenté au personnel ainsi qu'aux parents.

Pas de doute, l'homme qui s'est présenté le 19 février vers 17h au service de garde de l'école du Trivent, affirmant venir chercher une élève de cinq ans, a causé une commotion au sein de l'institution comptant 472 élèves du préscolaire et du primaire.

Ce dernier, rappelons-le, a réussi à pénétrer à l'intérieur du bâtiment et à nommer le nom complet d'une jeune élève, disant vouloir la raccompagner. Comme le veut la procédure, une éducatrice a demandé à l'homme de s'identifier, après quoi il a aussitôt pris la fuite. Neuf jours plus tard, la Sûreté du Québec (SQ) ne l'a toujours pas retrouvé.

La situation maintient tout le monde sur le qui-vive à l'école du Trivent. «On est beaucoup plus suspicieux, plus sur la tension, c'est officiel», a expliqué la directrice Denise Lefrançois, interrogée vendredi par Le Soleil. «C'est très particulier [que l'homme soit entré] et très préoccupant. [...] J'ai déjà eu des rôdeurs, mais jamais une situation comme celle-là.» 

Cette tension était palpable sur place, vendredi. Le représentant du Soleil, dont le visage était inconnu du personnel, a dû s'identifier à deux reprises pour pouvoir entrer à l'intérieur de l'école. Des professeurs ont rapidement pris soin de lui demander quel était le motif de sa visite, surtout qu'elle coïncidait avec la fin des classes.

Surveillance accrue

Selon la directrice, la «sécurité était déjà très bonne» à son école avant l'incident. Une sécurité axée sur la reconnaissance des visages de chaque parent par les éducatrices ou les enseignants. 

Mais à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Des caméras de surveillance seront installées «lundi ou mardi» de la semaine prochaine - la relâche - à chacune des entrées. Un équipement qui n'était pas jugé nécessaire auparavant pour cette petite école de la commission scolaire des Premières-Seigneuries. 

Une nouvelle procédure a aussi été instaurée pour la récupération des quelque 210 élèves fréquentant le service de garde. «Il n'y a plus un adulte qui peut circuler seul sans qu'il y ait identification», a fait savoir Mme Lefrancois. 

Le parent ou la personne désignée pour venir chercher un enfant attend dorénavant à l'accueil pendant que l'élève va lui-même chercher son matériel. 

Portrait-robot

En plus de cette surveillance accrue, les enquêteurs de la SQ ont rencontré un à un les membres du personnel, vendredi, leur présentant un portrait-robot du suspect. L'image, rendue publique la même journée, a été confectionnée à partir des informations obtenues par des témoins interrogés aux fins de l'enquête. Ces personnes sont les seules à avoir aperçu le mystérieux individu le 19 février. Selon elles, l'homme est âgé entre 30 et 45 ans, pèse 200 livres et mesure environ 5' 9''.

Les autorités ont aussi remis le portrait-robot au plus grand nombre de parents possible, vendredi, en plus de leur fournir quelques consignes. «Peut-être que certains d'entre eux ont pu croiser l'homme en venant chercher leur enfant», a expliqué Ann Mathieu, porte-

parole de la SQ. Mme Mathieu a indiqué que les enquêteurs cherchaient à recouper certaines informations et que l'enquête était «très active». Selon elle, la publication du

portrait-robot engendrait déjà des appels, vendredi.

Malgré ces mesures de sécurité, les impressions des parents récoltées par Le Soleil ont été mitigées. Si certains se sont dits heureux des moyens pris par l'école, d'autres ont seulement hâte que le présumé kidnappeur soit coincé par les autorités.

Toute personne possédant de l'information est priée de communiquer avec la police au 1 800 659-4264.

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