Vendre de la drogue dure pour payer des pensions alimentaires

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La vente de drogue dure lui rapportait à Stéphane Corbin entre 12 000 et 15 000 $ par semaine.

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(Québec) Vendre des drogues dures pour redresser ses finances et payer ses pensions alimentaires est une très mauvaise idée. Stéphane Corbin le sait maintenant; une lourde peine de pénitencier lui pend même au bout du nez...

En 2012, Corbin, 38 ans, un distributeur de pains sans le moindre antécédent judiciaire, ne voit plus comment joindre les deux bouts. Impôts en retard, multiples dettes, sans compter les 650 $ de pension alimentaire qu'il doit verser chaque mois aux deux mères de ses trois enfants.

Il décide d'intégrer un réseau de vente de stupéfiants. Au début, Corbin n'a qu'une vingtaine de clients. Mais son commerce grossit rapidement et il en vient à vendre 10 000 pilules de métamphétamine par semaine sans compter la cocaïne et le cannabis.

La vente de drogue dure lui rapporte entre 12 000 et 15 000 $ par semaine. Mais selon Stéphane Corbin, il ne voit jamais la couleur de cet argent, car tous les revenus passent pour payer ses dettes et nourrir et habiller ses enfants ainsi que ceux de sa conjointe. «C'était plus facile de vendre de la drogue que de travailler 18 heures en ligne comme je l'avais fait», a expliqué mercredi l'accusé, qui témoignait aux observations sur la peine.

Les policiers font une perquisition à sa résidence de Lévis le 26 juin 2013 et trouvent une dizaine de milliers de comprimés dans un sac d'épicerie, facilement accessibles pour les enfants présents dans la maison, a insisté la poursuite.

Des remords

Stéphane Corbin leur fait des aveux complets et dénonce ses complices. Il dit aujourd'hui regretter amèrement ce qu'il a fait et comprendre la nocivité des drogues chimiques, encore plus aujourd'hui qu'il est père d'un quatrième enfant.

En raison notamment des quantités et de la diversité des drogues transigées durant un an, la procureure de la Couronne Me Sarah-Julie Chicoine réclame une peine de quatre à cinq ans de prison pour le père de famille.

L'avocat de Corbin, Me Pierre Côté, a insisté sur l'importance de la réhabilitation. «On ne va pas lui donner un trophée parce qu'il a vendu de la drogue pour payer ses pensions alimentaires, mais ce n'est pas un esprit criminel», estime Me Côté.

Le juge Pierre Rousseau prononcera la peine demain. Entre-temps, Stéphane Corbin a pris le chemin des cellules.

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