Chauffeur d'autobus en état d'ébriété: la Couronne réclame 24 mois de prison

«Il y avait une trentaine d'étudiants dans son... (Robert Skinner, Archives La Presse)

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«Il y avait une trentaine d'étudiants dans son autobus, et aucun n'aurait remarqué que le chauffeur avait les facultés affaiblies? La Couronne est muette à ce sujet-là», a fait valoir Me Girard Tremblay, rappelant que son client présentait des symptômes au moment de son arrestation.

Robert Skinner, Archives La Presse

(Québec) La Couronne réclame une peine de détention de 24 mois pour Jacques Roberge, coupable d'avoir conduit son autobus scolaire en état d'ébriété.

L'homme de 60 ans a été reconnu coupable la semaine dernière d'avoir conduit un autobus scolaire avec un taux d'alcoolémie de 0,17, en pleine heure de pointe, le soir le du 21 octobre 2011. Il avait alors à bord 30 élèves du secondaire qu'il devait aller reconduire à Saint-Lambert-de-Lauzon.

L'homme avait dû s'arrêter le long de l'autoroute 73 en raison d'une crevaison et avait été arrêté par la Sûreté du Québec.

Le juge Jean-Pierre Dumais n'a pas cru la version de l'accusé à savoir qu'il aurait avalé en vitesse de l'alcool fort en attendant la remorqueuse.

Sixième condamnation

Témoignant hier sur les observations sur la peine, Roberge, qui en est à sa sixième condamnation pour alcool au volant en 30ans, s'est dit conscient d'avoir un problème d'alcoolisme. L'homme promet de fréquenter les alcooliques anonymes chaque semaine.

À une question du juge, Jacques Roberge a répondu que sa consommation d'alcool le remplissait de honte, mais pas le fait d'avoir conduit ivre un autobus rempli d'élèves.

La procureure de la Couronne MeGeneviève Baril a rappelé au juge que Roberge avait menti sur ses antécédents judiciaires pour obtenir son emploi de chauffeur d'autobus. Selon Me Baril, l'infraction, commise en présence de mineurs, doit être punie sévèrement par une peine de 24 mois, de laquelle il faut déduire les 7 mois de détention provisoire.

L'avocat de la défense, Me Elliot Girard Tremblay croit, lui, que la détention provisoire, qui devrait équivaloir à ses yeux à 10 mois, devrait compter comme peine appropriée. Son client devrait ainsi être libéré et placé en probation avec une thérapie obligatoire, croit Me Tremblay.

Le juge Jean-Pierre Dumais rendra sa décision vendredi.

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