Procès de Richard Vallée: une psychose causée par la drogue, croit un expert

Le psychiatre Sylvain Faucher s'est dit d'avis vendredi... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le psychiatre Sylvain Faucher s'est dit d'avis vendredi que Richard Vallée (photo) n'était pas atteint d'une psychose primaire lorsqu'il a tué son voisin du quartier Saint-Sauveur, le 7 février 2012, mais bien plutôt d'une psychose toxique induite par la consommation de drogue.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Invité par la poursuite à témoigner au procès de Richard Vallée, le psychiatre Sylvain Faucher s'est dit d'avis vendredi que l'accusé de 55ans n'était pas atteint d'une psychose primaire lorsqu'il a tué son voisin du quartier Saint-Sauveur, le 7 février 2012, mais bien plutôt d'une psychose toxique induite par la consommation de drogue.

Le spécialiste a notamment fait valoir le fait que les symptômes d'une psychose primaire se manifestent rarement après l'âge de 35 ans. L'accusé, qui a déjà été vu en psychiatrie plusieurs années avant les événements de 2012, n'a jamais eu de diagnostic de psychose primaire, a aussi souligné le psychiatre.

Selon le Dr Faucher, le cannabis, que Richard Vallée consommait depuis l'adolescence, peut expliquer plusieurs symptômes délirants dont l'accusé était atteint.

Le spécialiste a également mentionné que le trouble délirant est une maladie qui apparaît lentement. «Dans le cas de M. Vallée, les symptômes sont apparus à l'automne 2011, c'est une apparition [trop] rapide pour qu'on puisse parler d'un trouble délirant», a-t-il noté.

Autre élément qui soutient mal la thèse d'une psychose primaire, selon le psychiatre Faucher : la façon dont l'accusé se raconte. 

«Il est clair que Monsieur aime se raconter, c'est un peu théâtral comme présentation. Et ce n'est pas typique des personnes atteintes d'un trouble délirant, qui sont plus prudentes, qui n'ont pas tendance à déballer comme ça leur parcours», a souligné le Dr Faucher, selon qui les gens qui souffrent d'un trouble délirant sont également davantage dans l'explication et la justification que dans le récit.

Difficulté d'acceptation

Le psychiatre a par ailleurs remarqué que tout au long de sa vie, l'accusé avait démontré de la difficulté à accepter les situations difficiles ou graves. 

«On peut penser qu'il est pris encore aujourd'hui dans ce mécanisme-là. [...] Pour moi, il y a plus d'éléments qui vont dans le sens d'une psychose induite par la drogue que dans celui d'une psychose primaire. Depuis les événements, M. Vallée n'arrive pas à assumer ce qui s'est passé, soit parce que c'est trop lourd, soit parce que cela aurait trop de conséquences pour lui.»

Richard Vallée, dit le «Joker», a tué son voisin de la rue Hermine, Alain Delisle, parce qu'il était convaincu qu'il séquestrait deux femmes. La défense plaide la non-responsabilité pour troubles mentaux, alors que le ministère public estime que les délires de l'accusé sont la conséquence d'une consommation massive de cannabis.

Le témoignage du psychiatre Faucher a clos la preuve du procès. Les plaidoiries auront lieu lundi, après quoi le juge Richard Grenier donnera ses directives au jury.

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