Incendie dans une écurie à Sainte-Foy

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(Québec) Si les 28 chevaux du Centre équestre Sainte-Foy, à Saint-Augustin-de-Desmaures, ont survécu au violent incendie qui a éclaté lundi matin sur le rang Saint-Ange, à Saint-Augustin-de-Desmaures, c'est grâce à la détermination de Laurie Brousseau, 20 ans, qui a elle-même sorti les bêtes de l'écurie malgré l'épaisse fumée et les flammes qui gagnaient du terrain.

Les pompiers sont passés en 4e alarme pour... (Photo collaboration spéciale Steve Jolicoeur) - image 1.0

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Les pompiers sont passés en 4e alarme pour tenter de vaincre l'incendie de ce bâtiment du Centre équestre.

Photo collaboration spéciale Steve Jolicoeur

«Il faut sauver les chevaux!» s'est écriée la fille de la propriétaire peu avant 7h, constatant la violence du brasier qui consumait le manège et une partie de l'écurie. Alors que les premiers pompiers arrivés sur les lieux étaient plutôt méfiants à l'idée de pénétrer dans le bâtiment en flammes pour une question de sécurité, Laurie Brousseau, elle, n'avait aucun doute. «On ne va quand même pas les laisser là!» a-t-elle lancé aux pompiers.

Après avoir arrosé l'écurie, ils lui ont finalement donné «l'autorisation» d'aller chercher les chevaux, a-t-elle expliqué au Soleil. Selon Bernard Risi, un ami de la famille venu prêter main-forte lundi aux équipes de secours, les pompiers auraient par contre spécifié à la jeune femme que tout devait se faire en cinq minutes.

Avec l'aide des pompiers, «elle a pris les chevaux un par un, et les trois chats», a expliqué M.Risi quelques heures après les événements.

«C'est vraiment grâce à elle qu'on a nos chevaux», a ajouté sa fille, Catherine Risi, propriétaire d'une jument nommée Ginger. Après avoir vu une épaisse colonne de fumée noire dans le ciel en se dirigeant sur les lieux, vers 7h15, Catherine Risi s'attendait pourtant au pire. «La première chose que je me suis dite, c'est que mon cheval était mort.»

Elle s'est mise à courir «en déchaînée» à son arrivée sur place, pour constater que sa Ginger et les 27 autres chevaux étaient finalement sains et saufs. Grâce à la générosité de bon nombre de centres équestres de la région de Québec, les animaux ont d'ailleurs pu rapidement être transportés vers des écuries d'accueil. Un processus rendu toutefois laborieux à cause d'animaux agités et stressés.

Travail d'entraide

Très vite, des voisins se sont également précipités sur les lieux afin d'assister les équipes de secours. «Un beau travail d'entraide», selon France Voiselle, porte-parole du Service de protection contre l'incendie de Québec (SPIQ), effectué sous la courageuse supervision de Laurie Brousseau qui, dans l'après-midi d'hier, a finalement été rattrapée par les événements. «C'est avec tristesse que je vois mon écurie en mille morceaux!» a-t-elle d'ailleurs écrit sur sa page Facebook, refusant de faire tout autre commentaire, car «encore sous les émotions».

Aux yeux de Bernard Risi, les chevaux sauvés lundi représentent bien plus que des animaux pour leurs propriétaires. «Pour eux, c'est une bouée. Si la bouée coule, c'est ben ben poche. [...] Ça a l'air nono, mais c'est vraiment tragique.»

La propriétaire du Centre équestre Sainte-Foy et mère de Laurie Brousseau, Alix Turmel, était en Floride lundi matin au moment des faits, mais devait arriver à Québec dans la soirée de lundi.

Au total, une cinquantaine de pompiers ont été dépêchés sur les lieux afin de contrôler l'incendie de quatrième alarme, plusieurs d'entre eux étant appelés à remplacer les sapeurs dont le travail était rendu ardu à cause d'une accumulation de glace sur leur équipement.

«C'est extrêmement pénible. Au niveau de l'alimentation en eau, pompiers, appareils respiratoires, les jets, tout gèle! Le vent est glacial», a commenté le pompier Alain Caron.

L'imposant brasier a causé l'effondrement de la partie centrale du bâtiment, alors que la section est a été démolie par le SPIQ par mesure de prévention.

M. Caron se disait malgré tout satisfait qu'une partie importante de la structure - où se trouve l'écurie principale - soit demeurée debout. «En arrivant ici, je ne pensais pas qu'on pourrait sauver le bâtiment.» Reste à voir si la structure pourra supporter les immenses quantités d'eau reçues durant l'extinction du feu. Tout ne sera pas réglé en «appelant Qualinet», illustre Catherine Risi, ajoutant que près d'un pied d'eau était au sol dans l'écurie après le départ des pompiers.

Les causes de l'incendie, qui a été déclaré sous contrôle plus de cinq heures après son déclenchement, sont toujours inconnues.

En plus d'offrir des cours d'équitation et des camps d'été, le Centre équestre Sainte-Foy était le lieu d'entraînement des élèves du programme sport-étude en équitation de l'école secondaire Cardinal-Roy.

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