Coupable d'avoir serré trop fort son poupon

Jeudi, au palais de justice de Québec, la... (Photothèque Le Soleil)

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Jeudi, au palais de justice de Québec, la mère du poupon a témoigné avoir eu beaucoup de colère et aussi un sentiment de culpabilité.

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(Québec) «Je ne pensais jamais serrer aussi fort que ça.» Un père de famille risque 90 jours de prison pour avoir commis des voies de fait sur son poupon de deux mois, à qui il a brisé une côte et un fémur.

Jacques (prénom fictif), 30 ans, connaît une dure année en 2011. Sa mère est mourante, son père combat le cancer, il vit d'énormes problèmes au travail.

À la naissance de son fils, en février 2012, la dépression pointe à l'horizon.

Lorsque le petit atteint l'âge de deux mois, sa conjointe doit s'absenter les mardis soir pour suivre une formation.

À deux occasions, la soirée se passe mal. Le poupon se réveille en hurlant. Inconsolable, il refuse de s'alimenter au biberon. Une première fois, Jacques le serre très fort contre lui «pour le consoler». Une côte sera brisée lors de cet événement.

Lors d'un second épisode, Jacques tente d'apaiser son garçon en le serrant contre lui dans un fauteuil. Le fémur (os de la cuisse) du nourrisson se brise lorsque le père se relève avec le bébé toujours sur lui.

Paniqué, Jacq appelle sa conjointe. Le couple va tout de suite à l'hôpital. Le père rencontre le lendemain le Dr Jean Labbé, spécialiste de la maltraitance d'enfant, qui ne croit pas sa première version. Le lendemain, Jacques finit par admettre qu'il a serré son enfant trop fort.

Mais jamais, maintient-il, il n'a perdu patience ou voulu lui faire du mal.

Une accusation de voies de fait prise par voie sommaire est portée. Jacques a plaidé coupable il y a quelques mois.

Trois ans plus tard et, malgré une thérapie, Jacques dit avoir encore le coeur brisé lorsqu'il pense à l'événement.

La mère du poupon a témoigné jeudi avoir eu beaucoup de colère et aussi un sentiment de culpabilité. Elle fait aujourd'hui à nouveau confiance à son conjoint, «un père extraordinaire», a-t-elle dit. «Je pense qu'il n'était pas conscient de sa force, mais c'est une bonne personne malgré les événements», insiste la mère.

L'avocate de la défense Me Julie Bégin suggère une peine de six mois dans la collectivité. Le procureur de la Couronne réclame une peine de 90 jours de détention à purger dans la collectivité. Le juge Bernard Lemieux rendra sa décision le 25 février.

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