Accusé d'avoir voulu égorger sa femme «comme un mouton»

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Adel Cherif, 34 ans, a été arrêté il y a quelques jours pour des accusations de violence conjugale.

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(Québec) Un père de famille d'origine tunisienne est accusé d'avoir battu sa conjointe à trois reprises en plus de la menacer de «l'égorger comme un mouton».

Adel Cherif, 34 ans, a été arrêté il y a quelques jours pour des accusations de violence conjugale. Le juge Bernard Lemieux a décidé mardi qu'en raison notamment de la lourdeur de la preuve, l'homme passera le reste des procédures en détention provisoire.

Les policiers de Québec reçoivent un appel le matin du 28 janvier d'une jeune femme terrorisée.

Ils la trouvent assise dans le corridor de son immeuble, dans la basse ville de Québec, sa petite fille de 11 mois dans les bras.

La jeune femme, qui s'exprime principalement en arabe, veut porter plainte contre son mari, qu'elle est venue rejoindre au Québec en 2013.

Deux jours plus tôt, le couple a une violente dispute après avoir visité une garderie. La jeune femme souhaite pouvoir faire garder son bébé afin d'aller suivre des cours de francisation. Son mari rechigne; il préfère que sa femme reste à la maison.

La jeune femme affirme que son mari lui a donné un coup de poing sur la joue gauche et l'a retenue par son foulard.

Lorsqu'elle menace d'appeler les policiers, il va cacher les appareils téléphoniques. Il s'empare ensuite d'un couteau de cuisine et lève le bras en la menaçant. La jeune femme court se réfugier chez une voisine.

À son retour, elle dissimulera tous les couteaux dans une armoire.

La jeune femme affirme avoir été menacée à plusieurs reprises depuis le début de l'année. Adel Cherif lui aurait dit que, parce qu'elle l'avait, selon lui, «humilié devant la famille», il allait la tuer. «Je vais t'égorger comme un mouton et je vais aller en prison», aurait dit l'homme, qui travaille comme technicien dans une entreprise spécialisée dans les ascenseurs.

Première plainte retirée

Adel Cherif a été arrêté une première fois le 29 juin pour des gestes de violence conjugale. Les policiers avaient trouvé sa femme avec des marques de coups sur le corps, une coupure à la main, le visage enflé et des traces de soupe sur ses vêtements.

La jeune femme avait expliqué que son mari avait vu rouge lorsqu'elle lui avait demandé d'acheter une tétine pour le biberon. Il lui aurait lancé de la soupe chaude et l'aurait battue avec une ceinture en cuir et un bâton de bois.

L'homme avait été remis en liberté sous promesse de comparaître. Mais avant le dépôt des accusations, sa femme avait choisi de retirer sa plainte, disant vouloir donner une seconde chance à son mari. En septembre, Cherif aurait récidivé en la menaçant de mort et en lui lançant un verre. Le procureur de la Couronne, Me Éric Beauséjour, a déposé des accusations de voies de fait armées, voies de fait avec lésions et menaces de mort pour les trois épisodes.

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