Une prof accusée d'avoir giflé une élève

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Depuis l'événement, Marilou a changé d'école et Line Fournier a trouvé un emploi d'orthopédagogue dans un autre établissement scolaire.

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(Québec) Une ex-enseignante de l'école primaire La Passerelle, à Lac-Saint-Charles, accusée d'avoir donné une claque au visage d'une fillette turbulente a subi son procès jeudi. Un geste accidentel selon la défense. Plutôt une voie de fait commis dans un moment de débordement, dit la poursuite.

Line Fournier, 52 ans, travaille comme orthopédagogue et enseignante au primaire depuis 1987. Elle a de plus complété une maîtrise en éducation ainsi que sa scolarité menant au doctorat.

À l'automne 2013, elle a accepté son premier poste permanent comme enseignante à l'école La Passerelle de Lac-Saint-Charles.

En équipe avec un éducateur spécialisé, elle doit s'occuper d'une classe de 10 enfants de 1ère à 6e année avec des troubles d'apprentissage et de comportement. Une classe difficile, a admis l'enseignante, qui se sentait parfois dépassée.

À la fin de l'avant-midi le 7 novembre 2013, le petit groupe se dirige vers le local d'informatique. Les élèves sont contents.

Marilou (prénom fictif) aussi. Sauf que la petite fille de sept ans est très agitée ce jour-là. Line Fournier et son collègue sont convaincus qu'elle n'a pas pris la médication prescrite pour son trouble du déficit de l'attention.

Marilou a oublié son code d'accès pour l'ordinateur. Line Fournier commence à inscrire le sien. La petite s'impatiente, gesticule, est insolente. L'enseignante lui demande de s'excuser. Elle retourne la voir quelques minutes plus tard.

«J'allais lui prendre le menton pour qu'elle me regarde, mais elle a bougé et je me suis retrouvée à la taper», a expliqué l'enseignante, qui a ensuite vu la petite pleurer en se tenant la joue.

«Comme un tigre»

Lors de son interrogatoire avec un enquêteur de la police de Québec le jour même de l'événement, Marilou a décrit le geste de son enseignante, qui a levé le bras, selon elle, avant de frapper sa joue. «Elle a donné un coup vraiment fort, comme un tigre», raconte l'enfant, sans trop d'émotion. Et elle avait du vent qui sortait de ses oreilles», ajoute-t-elle, pour illustrer la colère.

Avant la pause du midi, Line Fournier confie ce qui est arrivé à son collègue éducateur spécialisé. «Elle se sentait très mal et m'a dit que sa main est partie toute seule», a témoigné Jeannot Létourneau, qui a prévenu la direction de l'école qui elle, a appelé les policiers.

L'avocate de l'enseignante, Me Susan Corriveau, a plaidé que le geste était purement accidentel. «Parce qu'elle est une prof, parce qu'elle connaît ses enfants-là, elle se sentait mal, convient Me Corriveau. Is that culpability?», s'exclame-t-elle dans la langue de Shakespeare.

Le procureur de la Couronne Me Jean-Roch Parent croit lui que la dame s'est rendue coupable de voies de fait, tout simplement. «Oui, c'est un geste qui est parti tout seul, mais c'était un geste volontaire, dans un moment de débordement», plaide-t-il.

Le juge Christian Boulet rendra sa décision le 12mars.

Marilou a changé d'école et Line Fournier a trouvé un emploi d'orthopédagogue dans un autre établissement scolaire.

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