Chute mortelle dans un CHSLD: la préposée se défend

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L'ex-préposée aux bénéficiaires au CHSLD Côté Jardins Houssna Mahamat

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(Québec) L'ex-préposée aux bénéficiaires du CHSLD Côté Jardins Houssna Mahamat se défend d'avoir été négligente en donnant le bain à une octogénaire, décédée après une chute. Elle soutient que le bras de la chaise élévatrice était défectueux.

Amorcé en septembre, le procès de la jeune femme de 29 ans, aujourd'hui mère au foyer, s'est poursuivi lundi au palais de justice de Québec.

Le matin du 2 novembre 2010, Houssna Mahamat, employée au CHSLD de la rue Painchaud à Sainte-Foy depuis sept mois, est la préposée aux bains à l'étage où vit Geneviève Saillant.

La dame de 87 ans, veuve et mère de huit enfants, souffre d'Alzheimer et a de la difficulté à se lever seule.

Parlant d'une voix douce, en s'arrêtant à peine pour reprendre son souffle, Houssna Mahamat a expliqué à la juge Christine Gosselin qu'elle devait laver sept personnes âgées, entre 7h et 11h le matin. Un horaire très serré pour elle, admet-elle. «Moi, ça me prend 45 minutes, évalue-t-elle. J'aime mieux être lente et prendre soin de mes patients.»

La préposée aux bénéficiaires donne le bain à deux premiers patients. Elle le fait sans utiliser la ceinture de sécurité qu'elle dit ne pas avoir trouvée. La preuve révèle que l'objet était posé, enroulé, sur la cuvette des toilettes. La jeune femme a cru qu'il ne s'agissait que d'une corde.

Geneviève Saillant était sa troisième bénéficiaire. Constatant que la vieille dame n'est pas assise complètement au fond de la chaise élévatrice, la préposée ressort de la salle de bain pour chercher du renfort. En vain.

Elle ne sonnera jamais la cloche d'alarme pour réclamer de l'aide car, dit la préposée, elle ignorait qu'il y avait un tel outil dans les salles de bain.

Bras de sécurité

La préposée décide de donner le bain à Geneviève Saillant, convaincue, dit-elle, que le bras de sécurité va «sécuriser» sa patiente.

Soudainement, raconte la préposée, le bras se détache, la patiente tombe et le bras de sécurité lui cogne la tête.

«Je suis traumatisée, je sors en courant chercher de l'aide», raconte Mme Mahamat.

Des infirmières se précipitent au chevet de la patiente, qui a une grande entaille à la tête. Geneviève Saillant est transportée d'urgence à l'Hôpital Laval. Elle y mourra quelques heures plus tard d'un traumatisme cérébral avec hémorragie massive.

Contre-interrogée, la préposée aux bénéficiaires a été incapable de dire combien de bains elle avait donnés avant la chute fatale.

La jeune femme a convenu que durant sa formation, elle a appris que l'utilisation de la ceinture de sécurité durant le bain était obligatoire.

Durant ce quart de travail fatidique, Houssna Mahamat affirme n'avoir jamais eu de plan de travail qui aurait pu l'informer de la condition de la patiente.

Houssna Mahamat a témoigné qu'après l'accident, ses patrons lui ont demandé de continuer à donner les bains aux résidents, supervisée par une autre employée, avant de la congédier.

L'avocat de défense Me Sébastien St-Laurent et la procureure de la Couronne Me Geneviève Bédard feront leurs plaidoiries mardi.

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